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 « AMOUR FRATERNEL »

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Saakis
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MessageSujet: « AMOUR FRATERNEL »   Lun 23 Déc - 12:26


    « AMOUR FRATERNEL »

      → Naaman, libre


      On dit parfois que l'hiver est une saison morte, sans âme. Mais moi, je ne suis pas d'accord du tout. L'hiver à bien une âme, certainement la plus grande ! Si j'avais le choix, nous passerions une grande partie de l'année dans cette saison froide. lors effectivement il est plus difficile de trouver du gibier, de se nourrir ou de passer inaperçu -surtout avec mon pelage de charbon-, mais à côté de ça, il y a la neige, les grandes étendues blanches à perdre de vue ! Et puis l'eau devient glace, formant toutes sortes de formes uniques à chaque fois. L'hiver, les arbres perdent leurs feuilles, l'herbe est recouverte. La nature met son long manteau blanc, et c'est comme une métamorphose. Nous changeons de mode de vie, de mode de chasse. Et tout cela à cause de la saison froide. C'est ça son âme. Le silence éternel, la blancheur éclatante, et la loi du plus fort. Et puis, en y réfléchissant bien, toutes les saisons ont leur inconvénients, non ? Alors c'est comme ça, j'aime l'hiver, et je l'attend tranquillement, bien au chaud dans mon épais pelage noir.

      Je sortais ce matin de ma tanière, sans arrière pensée négatives. En ce moment, je n'ai effectivement plus d'inspiration pour pourrir la vie aux lights, déchets de l'espèce canine.  Et non, plus de beaux plans diaboliques qui me viennent au petit matin, plus d'idées farfelues pour m'amuser avec eux ... Et je ne pense pas que Luuna soit la cause de ce blocage de ma méchanceté. Non, l'éternité est la cause la plus probable : c'est très long. Et puis je me fais vieux maintenant, des milliers d'années, ça commence à faire. Quoi qu'il en soit, je fus agréablement surpris de trouver, juste devant mon repère, une fine couche de neige recouvrant la roche ! Et en levant la tête, j'ai même remarqué qu'il y en avait sur presque tout mon territoire. L'hiver est proche, il va falloir s'activer pour remplir nos provisions ! Et puis un souvenir avait fait surface. Ce n'était pas plus ancien qu'il y a deux mois, j'avais trouvé Naaman ôtant sauvagement la vie à un humain. Je ne l'avais encore jamais vu comme ça, et cette simple pensée me faisait frémir. S'en était suivi une sorte de duel entre nous, et de légers coups avaient été échangés avant qu'il ne prenne congé ..... Abandonnant la carcasse du bipède. Lorsqu'il avait envoyé une patrouille récupérer le corps, ce dernier avait disparu, et cela avait créé un grand froid dans sa meute. Les loups se sentaient menacés, et ne reconnaissaient plus leur chef. Mais la partie de l'histoire qu'ils ne connaissent pas, c'est qu'une fois mon frère jumeau parti, j'avais moi même récupéré la carcasse, que j'avais enterré à nos frontières. Et maintenant que la neige arrivait, il était temps pour Gérard (c'est comme ça que je l'avais appelé) de refaire surface, et ainsi rouvrir des plaies pas tout à fait cicatrisées. Et voilà, il était fait mon plan diabolique de la journée ! Finalement, il me reste peut-être un peu d'imagination ?

      Aussitôt ce souvenir remémoré, j'étais parti à l'endroit où j'avais laissé le corps. Je n'ai pas eu de mal à le retrouver, et puis j'ai creusé, enlevant la glace puis la fine terre qui le recouvrait. Gérard avait commencé sa décomposition, logiquement, donc ça ne m'a pas été difficile de le tirer du trou, et de le traîner avec moi. Tous les deux, nous avons traversé le territoire neutre en tête à tête, sans croiser le moindre loup. Et je m'étais rendu compte que plus nous nous avancions vers les terres de Naaman, et plus la neige était présente. J'arrivais enfin à mon objectif, et j'ai pénétré dans leurs terres, discrètement. Mais je ne suis pas allé bien loin : si personne ne me trouvait ce n'était plus amusant ... Et à présent, j'avais de la neige jusqu'au dessus de l'ergot. J'ai déposé le cadavre à côté de moi, et je me suis assis, la tête haute, fier comme un paon. Pourquoi "comme un paon" ? Non, je ne veux pas me comparer à ces stupides oiseaux de malheur. Non il faudrait un adjectif plus ... Noble. Un animal qui est toujours fier et élégant, mais aussi grand et fort. J'ai trouvé. J'étais fier comme un Saakis. Oui, en fait il n'y a personne d'autre que moi qui garde constamment cette attitude supérieure et méprisante. Alors pourquoi comparer à un autre animal ? Et enfin, j'ai attendu, docilement, à côté de mon ami Gérard.


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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Lun 23 Déc - 13:54

Cette odeur. Oh oui, je la connais bien cette odeur. Je l'écoutais, je la conseillais, je l'aimais. Je l'écoutais pour tous les ordres, je tuais pour elle. Je massacrais des familles entières. J'en ai ôté bien des vies pour cette odeur là. Je la conseillais aussi, sur les endroits à attaquer, à piller, sur les loups à tuer, sur les bavards. Je l'ai aidé à tuer bien des récalcitrants. Et je l'aimais aussi, cette odeur, cette odeur qui était celle du grand loup noir, maître des ténèbres, cette odeur, celle du grand Saakis. J'ai aimé cette odeur. Mais ça c'était avant. Avant que tout ça n'arrive. Avant qu'il ne tue des êtres chers à mon cœur, sans aucune pitié et malgré toutes mes paroles. Depuis ce jour là, je voue une haine sans limite pour cette odeur là. Cette odeur qui rime avec sang, cris et larmes. Cette odeur qui rie avec désastre, famine, peur. Aujourd'hui, je vais revoir cette odeur, après sept ans de séparations. Nous allons fêter les retrouvailles, entre vieux potes ... Ouai nan. Ça sert à rien que je joue la comédie. Je le hais, il m'aime pas, au moins on a ça en commun. Au mieux il me tue, au pire il me blesse juste et je dois me taper encore une cicatrice et le fait de rester dans cette tanière à la con, seul. Seul, comme je l'ai toujours été. Et comme je le serais toujours. Et je le vis. Le grand loup noir, tête haute, fier ... à côté d'un misérable cadavre. Naaman a tué un home il y a un certain temps, Gaya nous a annoncé que le corps n'avait jamais été retrouvé ... Serait-ce cet homme là ? Nous le saurons bien assez vite, je suis certain que Saakis va le crier haut et fort, fier de sa connerie.

  • Tiens donc, Saakis. Tu t'es fais un ami à ce que je vois ?

Pourquoi devrais-je me cacher ? Je n'en ai pas la moindre envie.

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Saakis
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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Lun 23 Déc - 18:49


    « AMOUR FRATERNEL »

      → Naaman, Clows, libre


      J'ai attendu une vingtaine de minutes avant qu'enfin un petit Light n'ose pointer le bout de son nez. Mais pas celui que j'espérais. En fait, je n'avais senti aucune effluve de Naaman, mon frère paraissait mort sur ses propres terres. Peut-être s'était-il absenté, ou encore restait-il docilement à son camp ? Entouré de ses piètres guerriers ? Celui-là alors, il n'est jamais là quand on en a besoin ! Mais cela ne changeait rien à ma situation. Je n'avais affaire qu'à un vieux loup, à moitié mort, si bien que je me demandais comment il tenait encore sur ses pattes. Enfin ça, c'était avant de voir son visage, que je connaissais finalement. Mais bien sûr, si un loup si vieux peut se débrouiller seul de lui même, sans avoir de jeunots aux petits soins autour, c'est qu'il a une vraie formation, une formation comme on donne chez nous, les Blackness. Et puis c'est lui qui parle en premier, me décrochant à mes pensées. « Tiens donc, Saakis. Tu t'es fait un ami à ce que je vois ? »

      « Clows. » Je le salue, sans même prendre soins de retenir mon mépris. A quoi bon ? Je le haie. Il me hait. Ce n'est pas un secret, alors pas besoin de faire semblant. Je ne suis pas un hypocrite, comme lui qui dit "avoir changé de vocation". Nan mais laissez moi rire, sérieusement. Mon frère croit vraiment qu'un loup ayant tué pour moi, fait couler le sang et séparé de nombreux louveteaux de leurs parents, peut réellement avoir changé du jour au lendemain ? Il croit vraiment que les Blackness peuvent devenir d'EX Blackness ? Non. Quand on est né dans les ténèbres, qu'on a été élevé à la dure, et qu'on a vécu selon la loi du plus fort, on ne change pas de nature aussi facilement. On est pour toujours et à jamais un Blackness. Et même si on quitte la meute, nos instincts restent planqués en nous, et on devient un vagabond. Pas un Light. Mais lui ... Il me donne envie de rire tiens.

      « Je vois que tu n'as pas perdu ton sens de l'humour. Bien, c'est déjà ça de gardé. » Je marque une pause, durant laquelle nos paires d'yeux se foudroient, littéralement. Mais cela ne risque pas d'effacer le sourire narquois qui se dresse sur mon visage. Et puis je jette un rapide coup d'oeil à mon Gérard décomposé avant de revenir sur Clows. « Et puis, à priori, ce serait plutôt l'ami de ton nouveau chef ... Dis-moi, mon ami, j'accentue sarcastiquement sur le mot "ami", en parlant de mon bon vieux frérot, tu ne saurais pas où il se cache par hasard ? En fait, c'est lui que je viens voir. Tu sais, comme un genre de réunion de famille ... Non pas que ta compagnie me déplaise. Ce serait avec joie que je papoterais avec toi, qu'on discute du bon vieux temps - quand tu ne m'avais pas encore lâchement quitté - entre vieux camarades, mais une autre fois. Pour le moment laisse Papa et ... Bah "deuxième Papa" régler les choses de grands, et sans doute se disputer, comme à leur habitude. »





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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Lun 23 Déc - 19:10

Il en a fallu du temps pour qu'il me reconnaisse, qu'il voit que je ne suis pas qu'un Light branlant et qu'en fin de compte je suis un ex blackness light branlant, ça change tout. Enfin pas tout, je mourrai quand même. Mais après, à quoi bon ? J'en ai plus rien à faire de vivre ou non. Alors autant mourir, maintenant et tout de suite. Je suis même certain que cela ferrait un plaisir fou à Saakis de tuer un vieil ami à lui.

    « Clows. »


Bravo mec, t'as pas oublié mon nom. C'est ma cicatrice que t'as retenue hein, c'est ça ? Chapeau. T'es pas si con que je le pensais, t'as au moins de la mémoire. C'est déjà ça. Manque que ... tout le reste. Borf. Il a bien vécu sans jusqu'ici, ça va pouvoir continuer j'pense. Même si sa mort ne serait pas une grand perte en fin de compte. Je ne lui rend même pas son salut, il n'en vaut pas la peine à mon goût.

    « Et puis, à priori, ce serait plutôt l'ami de ton nouveau chef ... Dis-moi, mon ami, en parlant de mon bon vieux frérot, tu ne saurais pas où il se cache par hasard ? En fait, c'est lui que je viens voir. Tu sais, comme un genre de réunion de famille ... Non pas que ta compagnie me déplaise. Ce serait avec joie que je papoterais avec toi, qu'on discute du bon vieux temps - quand tu ne m'avais pas encore lâchement quitté - entre vieux camarades, mais une autre fois. Pour le moment laisse Papa et ... Bah "deuxième Papa" régler les choses de grands, et sans doute se disputer, comme à leur habitude. »


Il me fait rire. Il croit vraiment que je suis venue faire causette avec lui ? S'il avait parié, il a perdu. Non, je suis venue mourir. Et vue qu'apparemment il est pas décidé à m'attaquer, je vais devoir me débrouiller. Je pris une grande inspiration, le regarda dans les yeux, et fonça sur lui. À la vitesse d'un loup de 9 ans, bien entendu. Mais bon, c'est déjà ça. Je visais avec mes crocs sa queue. Intentionnellement. Si j'aurai visé sa jugulaire, il aurait mis plus de temps à m'attraper et à m'achever. La queue, il peut m'atteindre facilement, et ça fait surtout un mal de chien.
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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Lun 23 Déc - 22:41


    « AMOUR FRATERNEL »

      → Naaman, Clows, libre


      Oh le bougre de cochon ! Il m'a mordu la queue, bon dieu que ça fait mal ! Mais pire que ça, je n'ai même pas réagi ! Je me suis fait prendre par surprise par un petit vieux ! Mais c'est qu'il a encore beaucoup d'énergie, le papy. En tout cas, il ne sait pas voler ce grand père, je vous l'assure. Je le sais maintenant avec certitude, parce que quand je lui ai envoyé ma patte durement dans l'abdomen, il est allé s'écraser littéralement contre un arbre, même que je pense avoir entendu craquer une ou deux côtes. Au mieux elles sont fêlées, et au pire brisées. Je crois bien que c'est la seconde solution à en juger par les gémissements. Et puis il essaye vainement de se redresser : peut-être veut-il mourir dignement ? Mais au lieu de retourner à la charge, il ne bouge pas. Et je comprends. Il n'a pas visé de point vital en me sautant dessus, et il ne semble pas vouloir vraiment se battre. Non, c'est plus profond, il veut mourir. Et c'est moi qui doit exaucer son souhait. Soit. Puisqu'il demande à périr de mes crocs, je peux le lui arranger. Mais je veux avant tout qu'il le regrette jusqu'à sa dernière seconde, je veux choisir ce qu'il va endurer pour mériter ma clémence, qu'il me supplie d'abréger ses souffrances. Et je veux choisir QUAND je vais lui ôter sa misérable vie. Sinon ce serait bien trop facile, et je ne récolterais rien. Alors doucement, je m'avance vers lui, et le renifle. Il sent déjà la mort, il empeste la vieillesse et la faiblesse. Si jamais je ne faisais pas ce qu'il souhaite, le temps aurait de toute façon raison de lui. Et ce serait amusant, aussi ... Qu'il fasse finalement tout cela pour rien, et qu'il doive endurer le reste de sa pitoyable existence. Sur cette pensée, mes crocs pénètrent à travers sa peau usée, déchiquetant lentement son épaule, lui faisant échapper un sifflement de douleur. Et mon museau retourne doucement à son oreille, avant que je lui murmure ces quelques mots.
      « As-tu peur de la mort, Clows ? Bien sûr que non. Tu veux mourir. Oh, comme je te comprends. Mais au moins, bats toi loup, et si ce n'est pas pour ta vie, alors fais-le pour ta dignité. Et peut-être, je t'offrirai la délivrance que tu espères. »
      Et je recule d'un pas ou deux, pour voir quel sera son choix. S'il préfère agir à nouveau en lâche, et attendre sagement la mort, ou bien s'il tente de sauver sa dignité, et qu'il mérite effectivement la mort.




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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Lun 23 Déc - 23:13

Putain. Chiant jusqu'à la fin celui-là. Pas foutu de tuer un vieux pépé de neuf ans ! Mais qu'il est chiant. J'ai jamais connu pire sérieux. Non franchement. Même Naaman trop gentil machin gnangnan il était moins pire. Je vais donc haïr Saakis jusqu'à la fin. Il m'envoie contre un arbre, j'ai mal. J'ai sûrement deux côtes brisées à vue d’œil. Je n'arrive pas à me remettre debout, mes muscles ne m'obéissent plus. Déjà que la vieillesse ça n'arrange rien, alors si on s'amuse à me jeter sur les arbres, ça va pas aller en s'arrangeant tout ça ! Qu'il est con. Il s'approche de moi, fier d'avoir envoyé un vieux sur un arbre, qu'il est con. Il commence à faire entrer ses crocs dans mon épaule meurtrie, puis mes oreilles, il me susurre ensuite quelques mots.

    « As-tu peur de la mort, Clows ? Bien sûr que non. Tu veux mourir. Oh, comme je te comprends. Mais au moins, bats toi loup, et si ce n'est pas pour ta vie, alors fais-le pour ta dignité. Et peut-être, je t'offrirai la délivrance que tu espères. »


Me battre, pour quoi ? De la dignité ? Pour quoi faire ? J'en en aurai pas besoin là où je vais. Je ne sais même pas où je vais d'ailleurs, mais ce n'est pas grave. Ce soir je ne verrai pas le soleil se coucher, c'est certain. Si Saakis ne veut pas me tuer, tant pis pour lui. Il m'aidera de toute façon, à son insu.

    « Me battre, à quoi bon ? Cela ne me servira à rien. Mais bon, si ça amuse le graaaaand Saakis. »


Après un certain nombre d'essais infructueux, j'arrive à me lever. Je fais face à Saakis, je souris même. Ouaip, j'en suis capable. Je me tenais face à lui. Voilà, j'étais "digne". Maintenant tu peux me tuer, ducon ? Et t'as intérêt à te bouger le cul, car moi j'ai pas que ça à faire, Saakis. Bouge-toi. Tu m'emmerdes.
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Saakis
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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Lun 30 Déc - 3:08


    « Amour fraternel »

      → Clows & Naaman & Libre


      Le pauvre innocent. Il n'a absolument pas compris ce que je demandais. Je voulais de lui qu'il montre sa vraie nature, qu'il soit grand et fort pour ses derniers instants, qu'il retrouve sa fierté d'autrefois. Je souhaitais le revoir grand et fort, noble. Qu'il quitte ce monde la tête haute, digne, comme le ferait un Blackness. Mais il manque hélas une occasion de se taire, et prononce des paroles improbables. S'est-il au moins écouté parler ? "A quoi sert de se battre ?" et puis "C'est inutile". On croirait entendre Naaman. Lui qui n'attaque pas sans raison valable, lui qui ne supporte pas la violence ... Malheureusement pour lui, le monde n'est pas tout blanc, tout le monde n'est pas tout gentil tout mignon, tout le monde n'attend pas d'avoir une bonne raison d'entrer en combat avec l'un de ses congénères. Il faut qu'il se mette une bonne fois pour toute dans son crâne de poète que tout le monde ne veut pas la paix dans le monde. Il y a des loups cruels et sanguinaires. Et surtout, il y a moi. Bon, d'accord, on passe d'un extrême à l'autre. Mais honnêtement, la plus intelligente des solutions est la mienne. C'est la plus radicale, aussi : je supprime tous ceux que j'aime pas. Comme ça, plus de problèmes, et les choses sont bien plus faciles. Et puis on a pas besoin de constamment surveiller nos faits et gestes, ou de s'inquiéter pour les personnes que l'on aime. Et on ne déçois personne, non plus. Etant donné qu'ils n'attendent rien de nous. Oui, il faut ouvrir les yeux de temps en temps. Dans le règne animal, et sur ces terres plus qu'autre part, c'est la loi du plus fort. Mais revenons à Clows. Je ne sais pas si je dois lui laisser la vie sauve, ou bien faire ce qu'il attend de moi. Si je l'épargnait, ce serait une bonne leçon pour lui, même à la limite de la torture. Il devrait passer le reste de sa vie minable à regretter de ne pas avoir écouté ce que je lui demandais. Je n'offre cette forme de délivrance qu'aux vrais Blackness, dignes jusqu'au bout. Et en plus, il aurait à expliquer à mon frère -"tout le monde est beau tout le monde est gentil tout va bien dans le meilleur des mondes"- pourquoi il a voulu mourir. Mais si je le tuait, ce serait en souvenir de quand il me servait, qu'il était dans ma meute, et que nous étions assez proches. Et puis, je dois avouer que j'ai une faim de loup, si je puis dire, et que l'odeur de son sang qui coule déjà sur sa fourrure m'attire. Oui mais ... C'est un vieux pépé qui tient plus debout, et qui implore ma clémence ... Ça en fout un coup au prestige, je ne gagne rien à lui ôter la vie après. C'est même l'inverse ! Saakis, maître des ténèbres, messager des enfers, qui s'amuse à abattre les papy !

      Et puis enfin, j'ai trouvé ma solution. Je vais m'en tenir à mon plan initial, et lui faire regretter son choix, avant de faire ce qu'il me demande.  « Il n'est pas question de me faire plaisir, Clows. C'est pour toi, que je fais ça. Pour que tu retrouves la noblesse que tu avais lorsque tu étais des miens. Que ce loup grand et fort que j'ai connu refasse surface. Mais, je vois qu'il est mort lorsque tu as rejoint Naaman. Tant pis, au moins j'en ai le coeur net, maintenant. » Et sur ces mots, je retourne à la charge, l'écrasant de tout mon poids. Je peux sentir deux autres côtes céder sous mon corps, et il gémit à nouveau. J'aime ce cri aiguë de douleur qui sort de sa gorge. Il n'a même pas le temps de réagir que je me retourne, saisissant son cou dans ma large mâchoire. J'ai fait attention de ne pas attraper la veine qui lui est vitale, ce n'est pas encore le moment. Et tout en le maintenant immobilisé, je me sers maintenant de mes griffes pour finir d'écorcher ses épaules. La douleur se lit dans ses yeux, il est sur le bord de l'agonie.

      « Mon pauvre, tu crois vraiment que je vais offrir la délivrance à un lâche ? Un light misérable qui ne se soucie pas de son image ? Qui n'a aucun respect pour la dignité de notre espèce ? Oui, c'est ce que tu es devenu, Clows. Tu n'as pas honte ? Non, bien sûr que non. Mon frère a du te convaincre avec ses belles paroles, en te disant que la bonté était plus forte que tout. Malheureusement pour toi, il avait tort. Parce qu'à cause de ça, je ne vais pas te tuer, mon ami. Non, je vais te laisser bel et bien en vie, agonisant, pour que tu finisses de moisir jusqu'à la fin de ta triste vie, et te laisser contempler ta déchéance jusqu'au bout. Je ne sympathise pas avec les ennemis. »

      Je veux qu'il croit jusqu'au bout qu'il va vivre. Je veux voir sa peur, je veux sentir sa détresse. Et c'est exactement ce qui se produit, il me regarde avec un air paniqué. Je le comprends. Il pense qu'il va s'en tirer, et que sa vie sera encore bien plus dure à vivre qu'elle ne l'était il y a quelques minutes encore. Maintenant, il est dans une douleur atroce, et il ne peut plus rien faire pour y remédier. Je suis le seul sur qui son destin repose, et au vu de son regard, il le sait. Je continue malgré tout à lui infliger quelques coups, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus bouger du tout. Et enfin, il est temps. Cette fois, c'est la jugulaire que je saisis, et en même temps que son sang descend dans ma gorge, je peux sentir sa vie glisser de son corps, son pouls ralentit et disparaît. Et une fois que son âme l'a quitté, je le dépose doucement sur le sol.« Puisse ton âme reposer en paix, Clows, toi qui fut tantôt l'un des miens. »



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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Jeu 2 Jan - 21:11

D'abord, ce fut l'odeur de la liberté.
Cela faisait des jours que Naaman s'était occupé de nommer de nouveaux loups à l tête de sa meute, et cela faisait aussi plusieurs jours qu'il s'était attelé à la lourde de tâche appelée "nettoyage". Il avait fait le tri dans les tanières, fait le tri dans les rumeurs, fait le tri dans ses pensées. A présent, tout était propre et bien ordonné. Plus d'idées noires pour l'instant, plus aucune litière sale, plus de ventres criant famine. La meute avait reprit le cours de sa vie active. Et cela plaisait à Naaman. Maintenant que, de nouveau, l'engrenage fut lancé, Naaman ressentait ce besoin intense qu'il avait souvent de sentir le vent sur son pelage et les étendues face à lui. Il se dirigeait vers les Terres Neutres.
Puis, ce fut l'odeur du sang.
Cet effluve métallique aux relents de mort... Elle lui titilla les narines quelques instants avant qu'il n'analyse totalement la provenance d'un tel arôme. Le sang, c'était bien ça.
La truffe au vent, il suivait les traces olfactives importantes de ce liquide à la couleur flamboyante. Cela ne présageait rien de bon, et Naaman tressaillit lorsqu'il détecta une odeur familière bien associée à celle du sang.
Enfin, ce fut l'odeur des Ténèbres.
Saakis. Son frère. L'odeur la plus sauvage mais aussi la plus nauséabonde qui soit. Celle qui n'apportait jamais que de la rage, de la tristesse, du malheur. Celle qui est forcément liée au cauchemar, celle qu'il vaut mieux ne jamais sentir. Et celle, surtout, qui était la plus nostalgique qui soit pour le grand loup blanc. D'une puissance impulsion sur ses pattes arrières, il pressa le rythme de sa course, toutes les odeurs se mêlant dans un parfum entêtant.
Liberté. Sang. Ténèbres. Frère.
***

Un corps. Sur le sol, gisant dans une flaque de sang. Il avait cessé de respirer il y a déjà quelques instants. Du premier coup d’œil, Naaman reconnut la carrure rongée de vieillesse de l'Ancien de la meute. Clows se trouvait à présent parmi les âmes égarées. Seraient-ils classés dans les bons ou les mauvais ? Y a-t-il seulement un tri, là-haut ? Naaman n'y croyait pas. Il le regarda une dernière fois, tout en faisant pour lui une prière silencieuse puis son regard monta, trébucha sur une autre silhouette. Ce n'était pas encore son frère. Mais qu'était cette chose qui portait la forte émanation de la mort ? Quelques pas suffirent pour apporter la réponse au Maître de la Lumière.
La rage monta en lui. Encore un cadavre, mais celui-ci lui était étrangement familier. C'était celui du chasseur que Naaman avait tué il y avait de ça un mois. La décomposition avancée du corps n'arrangeait en rien la colère qui envahissait le loup blanc. Ainsi, cette peur qui avait gagné tous les loups de sa meute à l'annonce de la perte mystérieuse du corps de l'homme s'expliquait par un simple "vol" de la part de son frère ? A bien y réfléchir, cela lui ressemblait parfaitement. Naaman inspira un grand coup et expira lentement. Ses prunelles étaient à présent d'un bleu glacial.
Puis, son regard se posa froidement sur l'être de ses tourments. Son cher frère. Tant adoré.
- "Cela faisait longtemps", engagea le loup blanc de sa voix la plus dénuée de toute émotion.
Naaman se remémora alors leur dernière rencontre. Bizarrement, elle n'avait pas été du tout agressive, non, car ce jour-là, c'était justement quand Naaman venait d'achever son travail. Il venait de tuer un homme ce jour-là, et Saakis avait été très étonné de voir cela. Il lui avait alors susurré quelques perfides paroles à propos du Mal qui opérait partout et Naaman avait juste clos leur discussion en affirmant qu'il ne serait jamais comme lui. C'est sûrement après cette brève conversation que le frère s'était faufilé afin de mettre en place une petite blague de son invention.
Qu'est-ce que c'est drôle, vraiment. Jamais il n'aurait songé à ce que ce soit son frère, et pourtant, il aurait pu le deviner. On ne croise jamais Saakis de manière anodine. Alors que voulait-il, cette fois ?
- " Qu'est-ce que tu me veux, aujourd'hui ?"
Un sourire carnassier s'étendit alors sur le visage de Saakis et ses yeux rouges brillèrent dans la semi-obscurité. Sa cicatrice, souvenir d'un temps ancien, était bien visible. Il ne s'attendait peut-être pas à cette question, mais il se préparait apparemment à y répondre.
Mais il n'eut pas le temps de sortir un seul son.
Le sourire fut de trop. Un cadavre caché qui avait failli faire une émeute. Un cadavre d'un fidèle guerrier repenti, et à présent cet être fallacieux et hypocrite, accompagné de son sourire mielleux... Il n'y avait rien de plus dégoûtant et de plus cruel au monde que de partager le même sang que Saakis. Rien de plus dangereux, aussi. Car on peut partager la même force.
En un puissant coup de patte, il prit par surprise le loup noir et le plaqua au sol, ses yeux rouges dévisageaient Naaman sans en trouver visiblement ce qu'il y cherchait: un sentiment.
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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Jeu 2 Jan - 22:58

Enfin, je vois l'être que j'attendais pointer le bout de son blanc museau. Mon frère. Naaman. L'être pur. Le gentil de l'histoire. Il est là, et à en juger par ce regard bleu glacial, ses babines frémissantes et ses poils hérissés, sans compter sur son air "cette fois c'est la bonne, j'me le fais", il n'a pas l'air bien content. De toute façon, quand il s'agit de moi, il n'y a jamais rien qui va avec celui-là. Et puis ce regard meurtrier qu'il me lance, il ne l'a qu'en face de moi, je suis le seul a avoir cet effet sur lui. Si c'est pas une chance ça, je suis un privilégié ! Je peux voir la face cachée de Naaman, je connais la part de lui qui sait haïr. Ce qui est dommage, en revanche, c'est que ça ne dure jamais bien longtemps. Il reprend très vite le contrôle sur ses émotions, et reprend son visage neutre. Pourtant, je pensais avoir fait fort aujourd'hui, je m'attendais à ce qu'il garde cette expression que j'aime tant ne serait-ce qu'une minute de plus. Mais je le connais par coeur, depuis le temps, mon frère. Et je sais qu'il lutte pour garder sa maîtrise de sois légendaire.

- Cela faisait longtemps.
- Qu'est-ce que tu me veux, aujourd'hui ?


Je peux voir son air agacé tenter de faire surface. Je peux voir sa lutte intérieure. Je peux voir son dégoût le traverser. Je peux .... Bon dieu, celle là par contre, je ne l'avais pas vu arriver ! Ah il ne m'a pas raté là ! Avant même que je ne puisse ouvrir la bouche, cet imbécile m'envoi valser en me donnant un coup de patte dans le visage ! Mais c'est que ça fait mal ça aussi. C'est même bien pire que ce que m'avait fait le guérisseur ! Entre l'autre idiot qui me mord la queue et lui qui me met une gifle, y'a pas à dire ! Ils sont vraiment accueillants les Light. Bon bon bon, d'accord je l'admet, je l'avais bien cherché celle-là. Mais qu'on ne vienne pas dire après que je donne toujours le premier coup. Quoi qu'il en soit, je suis content, il fait des progrès, mon cher Naaman. Et puis il commence à me connaître, lui aussi. Je relève lentement la tête, en ricanant de manière malsaine. Je peux encore goûter le parfum cuivré du sang dans ma bouche, mon propre sang et celui de Clows.

- Et bien ... Tu me crois si je te dis que tu me manquais, et que j'ai voulu venir te rendre une petite visite, en souvenir du bon vieux temps ? Histoire de plaisanter un peu sur le passé, en partageant un cerf par exemple ... ? De quoi faire une petite réunion de famille en quelque sorte, entre frères.

Je lui offre mon plus beau sourire, accompagné d'une accolade. Quant à lui, il ne fait que lever les yeux au ciel, agacé une fois de plus.

- Non, évidemment. Bon, je vois que tu as encore toute ta tête, frangin. On va pouvoir parler des choses de grands.

Silencieusement, je me retourne, faisant exprès de le charrier avec mon pelage au passage. Je m'écarte un peu de lui, et m'assois entre le cadavre (humain!) et lui, bien en face. Je le regarde droit dans les yeux, avant de reprendre la conversation au début.

- Tu as raison, mon frère. Ça fait longtemps. C'était quand la dernière fois d'ailleurs ? Ah oui, je me souviens maintenant. Tu venais juste de tuer sauvagement Gérard ... -Oui, je lui ai donné un nom- et tu me faisais tes leçons habituelles sur le bien et le mal. Et puis tu es parti, en abandonnant notre cher ami derrière toi ... Alors en bon frérot que je suis, je te rapporte ton dû, c'est pas gentil ça ? Faut bien se serrer les coudes, dans la famille ! J'espère qu'il ne t'a pas trop manqué.

Je le taquinais, en prenant mon air de enfantin. Cependant j'avais gardé ma voix sarcastique tout le long. Finalement, c'était peut-être ce qui me définissait le mieux, le sarcasme. C'était sans doute mon trait de caractère le plus poussé. Après, j'avais des millénaires d'expérience, donc j'avais pu me perfectionner au fil du temps, mais ça me semblait naturel. Surtout quand il s'agissait de Naaman, parce qu'à mon avis, de tous les loups que j'ai pu rencontrer dans ma longue vie, c'est sans doute celui que ça agace le plus. A moins que ce soit simplement le son de ma voix ? Je sais pas. Mais j'aime bien le tourmenter. Si ce n'était pas le cas, serais-je vraiment venu le narguer directement sur ses terres ?

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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Ven 10 Jan - 21:05

Toutes ces phrases... Toutes ces paroles inutiles... Tant d'air brassé pour ne rien dire... Cette stérilité, cette présence superflue... Oui tout cela représentait à la perfection Saakis.
Naaman soupira. Irrécupérable, oui, son frère était bel et bien irrécupérable. Niveau humour en général il était au ras du sol et question futilité, là, il volait haut! Le blanc redressa les oreilles, n'écoutant que peu le flux de paroles de son frère qui lui parvenait. Ses yeux fixaient les arbres de son territoire, perdus. Il laissa son esprit vagabonder tout autant que son regard, sur le sol, les chemins sinueux, les fougères, le ciel dégagé et la pénombre qui s'installait, les cadavres au sol. Il ne pouvait s'empêcher de penser que Saakis n'était encore qu'un gamin à qui on avait juste donné de trop forts pouvoirs. Il était d'une inconscience extrême, ne s'amusant de ses pouvoirs que pour détruire ce qui l'entourait, faisant des êtres vivants des cobayes pour ses expériences. Pas si différent des humains, en somme. Lorsque Naaman se retrouvait en face de l'être qui l'inquiétait chaque jour, le tourmentant par sa seule existence, il se rendait compte que toute la Prophétie tient uniquement à quelques coups de griffes bien placés. Il suffirait, là, de se battre et d'en finir.
Puis, Naaman se ressaisit tandis que le noir cessait de parler. Avait-il seulement envisagé le fait de perdre cette éternelle guerre ? Venait-il d'aborder l'idée de bien vouloir mourir ? Jamais. Il se battra jusqu'au bout, rien que pour cette Terre qui l'entoure et chaque jour l'émerveille. Le chant des oiseaux, et celui des ruisseaux, les paroles du vent dans les arbres, les tempêtes puissantes et sauvages, les fragiles et naïves fleurs au printemps ou bien les marées de feuilles rousses de l'automne. Tout ça valait la peine de se battre. Rien que pour ça, Naaman savait que jamais il n'abandonnerait. Malgré toutes les pertes qu'il avait essuyé, les unes après les autres, il savait qu'il faudrait se relever, encore et toujours. Tel est le coût de l'immortalité. Son frère l'attaquera quand bon lui semblera. Le tout était de ne pas répondre à ses provocations puériles, ce qui n'apporterait de toute manière pas plus d'intelligence à sa cervelle endormie par le magnétisme du pouvoir. Les prunelles de glace du grand loup blancs se posèrent enfin sur celles, rouges sang, de Saakis.
"- Tu es venu pourquoi, exactement ? Je n'ai pas besoin du cadavre de cet homme. Et tu pénètres mes terres avec pour seule excuse ce minable macchabée ? Te crois-tu tout permis, aussi puissant sois-tu ?"
Sa voix grave habituellement chaude avait pourtant retentit avec froideur mais sans aucune once d'agressivité. Le mental d'acier de Naaman était reconnu pour sa flexibilité et sa réflexion. Il lui suffisait de se poser quelques secondes pour analyser une situation et finalement y répondre avec sagesse. Mais c'est aussi ça que méprisait son frère.
"- Je te demande de quitter mon territoire. Immédiatement."
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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Ven 10 Jan - 22:26



Mon frère, toujours le même. Il prend encore tout sur lui, et jamais ne laisse ses émotions prendre le dessus. Je crois qu'une fois de plus, c'est moi qui vais devoir prendre les choses en main. Qu'il est pathétique, celui-ci ... Être Naaman ne doit pas être amusant tous les jours, c'est moi qui vous le dit. Au moins, il a la chance de posséder un frère unique, qui lui est amusant. Aussitôt que cette pensée traverse mon esprit tordu, mon sourire narquois s'agrandit. Je le regarde droit dans les yeux, et nos iris aussi opposées que nos esprits se défient ... A notre manière. Remarquez, il n'a pas conscience de son privilège. C'est vrai, il ne semble pas remarquer que, mine de rien, je lui occupe fortement ses journées. Sans moi sa meute n'existerait pas, déjà, il n'aurait aucun pantin à qui conter ses belles paroles ennuyeuses de philosophe. Et surtout, il n'aurait aucune distraction. Il est trop sérieux, il faut qu'il se lâche de temps en temps ! Et puis ... C'est tellement amusant de le voir perdre le contrôle, faire un dérapage involontaire ... Mais c'est aussi tellement rare.

- Tu es venu pour quoi, exactement ? Je n'ai pas besoin du cadavre de cet homme. Et tu pénètres mes terres avec pour seule excuse ce minable macchabée ? Te crois-tu tout permis, tout puissant sois-tu ?

Pourquoi je suis venu ? Tu as raison, une fois de plus, mon frère. Ce n'est pas ce minable bipède à moitié décomposé qui m'a attiré ici ... En fait, ce n'était qu'un prétexte, pour te torturer un peu plus, pour que tu te souviennes de la dernière fois que tu as goûté au pouvoir de la vengeance, à la puissance de la rage, à la force de la haine. Que tu te remémores à nouveau la dernière fois que tu as eu du sang sauvagement extirpé d'un corps dans ta gueule. Cette fois où tu as laissé ta vraie nature de prédateur se montrer. Mais à vrai dire, j'ai d'autres desseins pour nous deux aujourd'hui. Mes projets sont tout autres que de faire gentiment la causette en attendant que l'un de nous deux ne se lasse. Et mes intentions sont nettement moins saines, je te l'assure. Elles sont beaucoup plus ... sanglantes. Hum, le sang ... La bagarre ... Le pouvoir. Ça fait trop longtemps que je n'ai pas goûté à tout cela. En tout cas, pas avec un adversaire à ma hauteur. Mais patiente encore un peu, juste un petit peu .... Et tu verras bien de toi même.

- Je te demande de quitter mon territoire. Immédiatement.

Tiens donc. Tu te rebelles contre moi maintenant ? Tu me donnes des ordres ? Ne sais-tu pas qu'il est dangereux de me dire ce que je dois faire ? Hum, bien sûr que si. Mais tu sais aussi très bien que c'est aussi inutile de me le dire à moi qu'à une pierre. Entre nous, c'est surtout pour les apparences, non ? Car je ne risque pas de partir, là, comme une ombre, et de rejoindre les miens aussi docilement. N'essayerais-tu pas d'éviter l'inévitable ? Mon besoin de sang se fait de plus en plus grand, mes yeux deviennent vitreux. Mon sourire narquois se métamorphose en un sourire sadique. Ah, je sens déjà l’adrénaline traverser mes veines, à travers tout mon corps. Le moment approche, Naaman. Sois prêt, car je ne te laisserai aucun répit. Mon envie maladive de douleur prend le dessus, je ne contrôlerai pas mes pulsions très longtemps.

- Tu es amusant, frangin. Sérieusement ? Tu crois vraiment que ça va marcher ? Tu me balances quelques jolies phrases, tu me dis de partir, et moi en bonne âme que je suis, je suis ton précieux conseil ? Je ricane doucement, toujours avec cet air malveillant. Tu sais, mon esprit a été pervertit par le temps. Et ça ne va pas en s'arrangeant. Alors je ne bougerai pas.

Je m'avance plus près de lui, frôlant son oreille avec ma truffe.

- Non, j'ai besoin de plus que de simples mots. Bien plus.

Je peux sentir ces quelques paroles lui donner des frissons, pendant une fraction de seconde. Mais ce ne sont pas nécessairement les mots en eux même qui engendrent cette réaction, c'est peut-être le ton employé ? Ce chuchotement malsain et lugubre que je lui ai soufflé, au creux de son oreille ... Ou peut-être, ce sont les deux à la fois. Je me recule, et place à nouveau mon regard dans le sien, le regardant profondément, comme pour percer son âme. Et mon sourire disparaît aussitôt pour laisser place à un visage grave et solennel.

- Je suis ivre de violence, ce n'est un secret pour personne mon frère.

Et enfin, je profite de son regard incrédule pour lui foncer dessus, trop vite pour qu'il ne puisse répliquer. Je le plaque au sol, l'étouffant de tout mon poids, appuyant mon épaule sur sa trachée. Mettre un terme à la Prophétie ? Je ne pense pas que ce soit le jour. Ce n'était pas ma première intention. Mais si je peux le faire par la même occasion que de satisfaire mes pulsions destructrices, ce ne serait que profitable. Quoi que, je ne me fais pas d'illusions. Je sais très bien que des gardiens ou d'autres loups vont venir au secours de leur bien aimé Alpha, ou qu'il va s'en sortir tout seul, comme un grand. Je ne sais même pas si je vais gagner le combat. Mais honnêtement, je m'en fiche. J'ai juste besoin de combattre quelqu'un de résistant, et de connaître la douleur une fois de plus. Elle me fait me sentir fort. Je sais que c'est incohérent, mais c'est comme ça, et pas autrement. Et puis, est-ce inapproprié de dire que je m'ennuie ces derniers temps ?

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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Sam 18 Jan - 17:38

Il avait réagi au quart de tour. Juste le temps de susurrer quelques doucereuses paroles, suintant d'ironie et emplie d'une soif de sang immense et le grand loup noir avait bondi sur Naaman, lui coupant le souffle à l'instant même. Saakis appuyait avec son épaule sur la trachée de Naaman et celui-ci commençait à suffoquer sous le poids de son frère. Il s'arrêta un instant de penser pour ne laisser réagir que son instinct. L'instinct de survie, rien de plus élémentaire, radical, naturel et profond. L'instinct sous tous ses aspects, est motivé par la survie, c'est un élément bestial et enraciné depuis toujours en tout être vivant. Et l'instinct de Naaman lui criait haut et fort de vite se dégager de l'emprise maléfique et étouffante de ce loup qui le mettait en danger. D'une montée d'adrénaline inespérée, Naaman se débattit, avec tellement de force, qu'il sentait parfaitement que ses pattes griffaient sans ménagement le ventre du loup noir. Il sentait le sang couler sur lui, et ce n'était pas le sien. Peu à peu, il sentit que la pression de l'os calée contre sa gorge se faisait moins insistante et il se dégagea à cet instant précis, vif comme l'éclair. L'instinct avait joué son rôle.
Naaman avait le souffle rauque. On entendait ses bronches siffler, malgré que le son soit couvert par les grondements de l'alpha de la Lumière. Progressivement, sa respiration irrégulière se fit plus discrète, tandis qu'il regardait son frère allongé au sol qui se redressait. Son ventre était ouvert en plusieurs endroits, le sang débordait des plaies, mais tout cela n'était que superficiel. Rien n'avait été touché en profondeur, et encore moins dans son esprit. Lorsque les deux loups croisèrent les flammes de leurs iris, ce fut comme deux hommes qui croisent le fer. On y lisait la détermination, la soif de revanche, et surtout, surtout, l'admiration. Ce dernier sentiment eu un impact considérable sur Naaman. Pensait-il que tout cela n'était qu'un jeu ? Prenait-il seulement la responsabilité d'une telle existence au sérieux ? Ne pensait-il réellement qu'à se battre et par la même occasion se divertir en se mesurant au seul être capable de l'affronter ? Naaman espérait que toutes ces questions auraient une réponse négative. Il espérait qu'il restait en son frère une étincelle de lucidité. Une étincelle.
Mais ces questions, ces considérations silencieuses, ne durèrent pas bien longtemps.
En effet, le grand loup noir s'abattit de nouveau sur Naaman, qui fut sortit brutalement de ses noires pensées. Cependant, il pu parer le coup tant bien que mal. Il voulait se battre à tout prix ? Il voulait tuer Naaman aujourd'hui ? Et bien cela n'arriverait pas. Car il voulait voir le ciel, encore une fois. Voir la nature, les plantes, les louveteaux du printemps à venir. Il voulait voir encore les feuilles mortes, et les nuages. Il voulait vivre encore. Alors qu'il sentait les crocs de son frère, enragé, comme prisonnier de lui-même ou comme s'il n'était plus quelqu'un de censé mais seulement une boule de nerfs et de sang bouillant, Naaman claqua des mâchoires à son tour. C'était la guerre, et coûte que coûte, il lui faudrait survivre. Il savait que ses gardiens n'étaient pas allé par là, puisqu'il avait assuré faire une ronde solitaire, il serait donc seul. Seul contre le Mal. Ses mâchoires se refermèrent dans un grand claquement sur ce qui semblait être un os, et il remarqua bien vite que la patte avant de Saakis était à présent branlante. Les grognements montaient en intensité, la bataille était serrée, chacun donnant à l'autre autant de mal qu'il avait reçu. Une bataille inutile, en somme. S'arrêterait-elle bientôt ? Car notre ami le loup blanc remarquait qu'il s'essoufflait. Sa respiration s'était faite haletante et tout allait trop vite, tout était trop intense, pour sentir quelque douleur que ce soit, ou pour vérifier que l'autre aussi faiblissait. Et si finalement, il réussissait à le tuer aujourd'hui ?
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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Sam 18 Jan - 22:52

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Cette journée est une journée comme les autres. Le soleil se lève tard, comme tous les jours d'hivers et se couche tôt, comme tous les jours d'hiver aussi. Il était encore tôt quand je me suis réveillée car le soleil n'était pas encore levé. On apercevait seulement la lune, pleine. Je n'arrivais pas à me rendormir, j'ai donc décidé de servir à quelque chose et je suis donc allée chasser. Peut-être est-ce que je vais trouver un petit lapin ou un ... petit lapin. Ils doivent profiter de la faible lueur du jour et du calme des environs pour sortir de leurs tanières et aller se nourrir. C'est le moment idéal pour en attraper un, voir deux ou trois si la chasse est vraiment bonne. Mais je ne me fais pas d'illusion, le gibier est rare et maigre. Tout le monde ne mange pas à sa faim, et j'en fait partie. Mon poil court ne cache pas mes os saillants, mais je ne fais pas partie des plus maigre encore. Je crois même avoir pris quelques muscles, ce qui cache ma maigreur. Mais j'ai quand même faim, et ça, ça ne se cache pas, malheureusement. Même le meilleur des comédien ne le pourrait, alors j'ai arrêté d'essayé de le faire. À quoi bon ? Blackness comme Light et même vagabonds, nous sommes tous dans le même bateau. Alors je vais utiliser mes forces pour des choses plus intelligentes. Je me leva doucement pour ne pas réveiller mes congénères, puis sortie discrètement.
Le sol était gelé, tout comme les plantes. Il faisait froid, personne ne pouvait le nier. En espérant que ça ne repoussera pas les lapins au fin fond de leurs tanières ... Soudain prise d'une certaine nostalgie, je me remémorais les derniers événements dans ma vie tout en marchant sur un chemin droit comme la justice.
La rencontre avec Pandore. Bien qu'assez vieille, je m'en souviendrai toute ma vie. Une rencontre si anodine, un début si négatif, et pourtant elle est devenue ma "body guard". Qui aurait pue y croire ? Personne, même pas un devin. C'était le hasard, une suite d’événements, d'actions et de paroles de grande importance. Tout d'abord, la rencontre avec Naaman malgré où j'ai étais mise à l'écart. Elle s'est apparemment bien passée cependant. Mais après, le plus important, la rencontre avec Saakis. Et là, catastrophe. Le grand noir a même découvert le point faible de Pandore, les plantes, ce qui ne sonne vraiment pas bon pour elle. Pour nous non plus car sans ma body guard et face à Saakis, je ne  fais certainement pas le poids. Seul Naaman fait le poids face à son frère. Et encore, il a pitié ... Mais au final, on s'en est pas trop mal sortis. Et puis, même après tout ce que j'ai pue dire à son sujet, elle est chiante, mais je l'aime bien.
La rencontre avec Rising Sun. Ce n'était pas vraiment gagnée d'avance avec celle-là !! Carafon bien à elle, elle me fait penser à Pandore. Alors, je l'aime bien et je lui montre à ma façon. Chose réciproque, puisqu'elle m'a prise sous son aile, pour devenir "sanguinaire". Prendre confiance en moi. Je la reverrai, c'est certain. Quand, je ne sais pas, mais cela se ferra un jour. Cela se ferra quand le moment sera venu, quand j'aurai besoin d'elle. Ou inversement, ce qui est franchement moins probable. Mais possible, bien sûr. Tout peut arriver. Comme des louveteaux, par exemple ... Des louveteaux interdits à protéger d'un maître des ténèbres pas franchement commode. Ils n'ont rien demandé. Ils n'ont jamais demandé à naître de la louve la plus recherchée des terres de la Prophétie, ni de naître du maître du jour et de la nuit, aussi lieutenant Blackness, normalement obligé de tuer Rising Sun. Nés d'un amour interdit. En danger. Voilà ce qu'ils sont, ou qu'ils seront, plutôt. Et si je peux les aider, alors je le ferrai. Qu'on me le demande ou non, qu'on m'accorde ce droit ou non.
L'assassinat de Nakaï. Que du plaisir, que du bonheur. Un moment de joie intense. Pas parce que c'est mon premier meurtre, mais surtout que maintenant je suis une louve libre. Son démon ne me hante  plus dans chacun de mes rêves, c'est terminé. Il ne le ferra plus jamais, il est mort maintenant. Il ne tourmentera plus personne. Il ne brisera le cœur d'aucune autre louve. C'est terminé pour lui. Il m'a fait souffrir, mais d'un côté, c'est grâce à lui que j'en suis arrivé là. Que je montre ma vraie personnalité à tout le monde, ou du moins que je vais montrer ma personnalité à tout le monde. Je ne suis pas encore une vagabonde. Mais dès que je croise Naaman, je lui en parle. Je m'en fais la promesse, je ne peux plus jouer ce jeu là. Ce jeu de la gentille louve. Non, cela ne me ressemble pas et je n'aime pas du tout jouer la comédie.
Je pense que cela suffit. Il y a aussi Argawaen, un loup parfait, incroyable. Et mon frère, ah, mon frère. Galdor. Plus jamais je ne le quitterai. Je l'aime tant. Mais ces trois loups là ont changés ma vie, et un autre, Saakis, qui y a aussi contribué à sa façon. C'est peu, mais au final, ça change tout.

Soudain, je sens une effluve ennemie. Mais pas n'importe qu'elle effluve, oh non, L'Effluve. Saakis. Tous mes sens en action, je repère vite la direction de l'odeur. L'entrée du clan. Je pars en courant dans la direction, je ne suis pas très loin, je n'ai pas marché bien vite. Que se passe-t-il, bon sang !? Et là, quel spectacle. Un loup au sol, probablement mort. Je reconnais aussitôt l'Ancien, Clows, couvert de sang. Saakis et Naaman, se jetant tour à tour l'un sur l'autre. Le sang giclant, le sang des deux frères, leur sang. Mon esprit n'était certes plus avec la meute de Naaman depuis un moment, mais mon cœur, lui, y était toujours et le sera toujours. Je ne voulais en aucun cas voir triompher Saakis non plus. Ni une ni une deux, je me jeta au cou de celui-ci, et je ne comptais pas le lâcher de si tôt. Sa réaction ne se fait pas attendre, il lâche Naaman et me plaque au sol dans une violence telle que je m'étourdis quelques secondes, avant d'essayer de me remettre sur pattes, en vain. Saakis essaye de m'attraper le cou, je le retient aussi loin que possible comme je le peux, mais je ne pourrai pas tenir bien longtemps. Rien ne le ferra changer de but, c'est à dire me tuer, bien sûr. Je dois donc en arriver à demander à Pandore. Je ne voulais pas, mais si je veux encore vivre un peu, je le dois. C'est donc malgré moi que j'appelle mentalement la vagabonde, en espérant qu'elle ferra vite et qu'elle ne me rabâchera pas ce moment jusqu'à la fin de mes jours. Mais tant qu'elle me sauve, je vais devoir m'estimer heureuse. Pandore, tu m'as fait une promesse malgré moi, c'est maintenant ou jamais si tu veux la tenir. Dépêche-toi.

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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Mer 22 Jan - 21:17



HRP:
 


Parfois, le mal survient lorsque tu ne t'y attends pas. Il se glisse derrière toi, et attend le bon moment pour frapper, le moment où tu baisses ta garde, et que tu penses que tout va bien. Et alors, tu es pris au dépourvu, tu n'as pas le temps d'agir. Mais d'autres fois, on peut voir le mal arriver à des kilomètres de distance, comme lorsqu'une ombre ivre de douleurs vient contraster avec les blancs paysages qui ne lui appartiennent pas. D'en haut, je suivais ledit maître des ténèbres du regard depuis son départ. Je n'avais raté aucun de ses pas confiants, aucune de ses respirations haletantes, aucun des battements de son semblant de coeur. Il s'était dirigé droit vers les terres de son frère, le noble Naaman. Et cela ne présageait rien de bon.
J'avais ensuite assisté au meurtre de ce soigneur, Clows. Rien d'exceptionnel, étant donné l'âge de ce dernier. Mais je devais avouer que les paroles de l'Alpha noir étaient loin d'être idiotes. En fait, je pense que ces mêmes mots auraient pu facilement sortir de ma bouche, si j'avais été à sa place. Le ton et la dose de sarcasme employés faisaient aussi parti de mon caractère. Nous avions tout de même de nombreux points communs. Je l'avais regardé prendre l'âme du vieux loup sans même bouger. Après tout, ce n'était qu'un microbe face à nous, loups divins. Et un vieux, qui plus est. Il avait déjà deux pattes dans la mort. Alors un de plus ou un de moins, cela ne me dérangeait pas le moins du monde, peu importe la meute à laquelle il appartenait. Devenir "proche" de Naaman ne m'obligeait pas pour autant à m'attacher à des insectes de l'espèce inférieure.

Et puis, Naaman était arrivé. C'était tout de suite devenu beaucoup plus intéressant pour moi. Même en se lançant des crasses, les deux Frères restaient dignes et grands. Saakis jouait la carte de la provocation envers son frère, toujours assaisonnée de sarcasme. Quant à Naaman, il prenait sur lui, et restait stoïque devant la menace. Mais aussitôt que le regard du ténébreux s'était vidé, qu'on ne lisait plus rien à part peut-être un soupçon de sadisme, je savais que ce n'était plus qu'une question de temps avant que l'inévitable ne se produise. Et ses dernières paroles précédant son assaut me firent frissonner. Pourtant je peux sans crainte certifier que peu de loups dans ce monde peuvent se vanter de m'affecter de cette façon, rien qu'avec des mots. Mais des mots choisis avec précision. En fait, je devais avouer qu'il ne me laissait pas totalement indifférente ... J'admirais son entêtement, sa volonté de fer et sa force de caractère. Mais il faisait du mal à la nature, et pour moi c'était un acte impardonnable. Une abomination. C'est sur cette dernière pensée que j'ai pu le voir bondir sur Naaman, au moment où il s'y attendait le moins. J'ai d'abord hésité à aller aider l'alpha blanc, qui m'attirait également. Mais en y réfléchissant, un peu plus, j'ai pensé qu'il pouvait s'en sortir tout seul, il était fort. Autant physiquement que mentalement. Et puis, c'était son combat, pas le mien. Et en effet il s'est royalement dégagé du poids de son frère. La scène était abominable. Une longue robe rouge était étalée sur la neige fraîche, recouvrant sa blancheur éclatante. L'odeur cuivrée du sang empestait l'air hivernal. La laideur de cet environnement me laissait presque perplexe. Et puis après avoir repris tous deux leur respiration saccadée, ils étaient à nouveau entrés en contacte, violemment, tels deux aimants.

Et ensuite, une figure qui ne m'était pas inconnue était arrivée. Elwing. Mais bon dieu, que faisait-elle ici ? Si elle décidait de s'interposer entre les deux titans, elle ne ferait pas le poids. A ce stade là, je pouvais voir que Saakis sautait sur tout ce qui bougeait. Il était entré dans une rage primitive, je ne suis même pas sûre qu'il savait vraiment ce qu'il faisait. C'était son instinct meurtrier qui était aux commandes. Et en regardant cette scène effroyable, je ressentais à la fois la crainte, la fascination, le trouble, et ... l'attrait. Mais finalement, la petite télépathe avait choisi de protéger son chef, et était entrée dans la lutte colossale. Et incrédule, je l'avais regardée se débattre contre la force qui la dépassait. Elle avait vraiment beaucoup de cran, cette mortelle. Même bien plus que certains de mes frères et sœurs. Elle ne cessait de me surprendre, et du même coup remonter dans mon estime. Maintenant elle était bien plus qu'un sale parasite faible et mortel, elle était Elwing, elle était mon amie. Je pouvais maintenant la considérer comme tel, même si je ne voulais l'avouer ouvertement. Alors j'ai voulu regarder jusqu'à où elle pouvait aller, dans sa volonté.

"Pandore, tu m'as fait une promesse malgré moi. C'est maintenant ou jamais si tu veux la tenir. Dépêche-toi."

Ne t'en fais pas, honorable télépathe. Ce n'est pas aujourd'hui que tu vas rejoindre tes ancêtres. Ton avenir est bien trop grand pour cela. Et Saakis ne mérite point la joie de voler ta vie, ton âme. Mais laisse moi du temps, un peu de temps, que je vois ce que tu vaux réellement. On n'est jamais davantage sois même que face à la mort.

Et, à ma plus grande joie, la louve blanche n'avait pas baissé les pattes. Elle était persévérante, elle ne s'était pas conduite en lâche, loin de ça. Mais je m'y attendais. Il était maintenant temps pour moi d'intervenir.

******

Le sol tremble, c'est la première chose qu'ils remarquent. De violentes secousses se font ressentir à travers la terre nappée de glace. Le mouvement brusque et irrégulier de ma douce protégée est si puissant, qu'ils tiennent à peine debout. Le vrombissement du sol brise l'ambiance hostile qui s'était installée. Et puis, j'arrive dans leur monde. Je prends forme, dans la poussière d'argile, dissimulée sous son manteau blanc. J'avance lentement, et je les regarde, un par un, sans mot dire. Eux, ils restent dubitatifs face à ma venue inattendue. Sauf Elwing, en toute logique, qui parait surtout soulagée. Je me place entre les trois loups, sans me montrer menaçante pour autant.

« Allons allons. Pourquoi se battre, les amis ? Vous ressemblez à des louveteaux qui se chamaillent. »

Je ricane dans ma barbe. Mais quelques fois, un rire peut cacher tout autre chose. Et là, ce n'est pas d'un rire profond dont il s'agit. C'est un rire qui vient recouvrir de l'anxiété, enfouie au fond de mon être. Car en fait, je viens de comprendre que je ne veux pas que l'un des deux ne meurt. Ils se complètent, ils sont comme le jour et la nuit : si différents, et pourtant identiques. L'un n'a pas lieu d'être sans l'autre. Et puis, Naaman représente la nature, ma petite protégée, tandis que Saakis représente la souffrance, à laquelle je corresponds parfois aussi. Je ne veux pas voir mourir la terre, mais je ne veux pas vivre dans la lumière.

« Non mais regardez-vous, tous les deux. N'auriez-vous pas envie de rire, à ma place ? C'est si puéril de votre part. »

Et je le pense sincèrement. Certaines personnes diront que je suis loin d'être une sainte. Et je ne leur donne pas de tort. Mais s'ils prêtent un peu plus d'attention à ma façon d'agir, ils verront que je ne me bats pas si souvent que ça. Je préfère blesser avec la parole, les mots sont des armes redoutables. Les coups ne font que des blessures superficielles, tandis que les paroles sont bien plus profondes. Elles peuvent dévorer ton âme, si elles sont bien utilisées. Et il est beaucoup plus difficile de se remettre de ce genre de blessures. Sur cette pensée, je prends un sourire narquois, et me tourne avec respect vers l'admirable Naaman.

« Naaman. Je suis ravie de te revoir. »

Mon dieu, qu'est-ce qu'il est séduisant lorsqu'il est essoufflé par un combat, avec ses poils ébouriffés et du sang qui ne lui appartient pas dispatché sur ses pattes ! Mais je peux en dire tout autant de son frère, même si je ne l'apprécie pas ... Pourquoi faut-il toujours que je sois partagée entre les extrêmes ?

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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Dim 6 Juil - 10:43

La plus incroyable des vérités est celle qui assure aux êtres vivants qu'ils sont bel et bien en vie. La douleur. Il n'y a rien de plus saisissant de réalisme. La douleur emporte sur tout le reste. Si tu souffres, c'est que tu en encore là, que tu sens encore les choses. Point. Elémentaire.
Mais qu'en est-il de la souffrance morale ? Elle est différente. Plus lourde à porter, peut-être ? Que faire avec ce poids incommodant ? Il est difficile à gérer et pourtant bien plus envahissant que la douleur purement physique.
En cet instant, Naaman souffrait. Il mêlait la souffrance physique à la souffrance morale. Même si la douleur de l'esprit avait tendance à être présente quasiment en permanence, aujourd'hui c'était une présence imposante, immense et qui le rongeait plus encore.
Tout s'enchaîna... Elwing arriva et croyant bien faire, s'était glissé avec force dans le combat. Naaman admirait sa férocité, sa bravoure, mais était rongé de colère. Et si elle perdait la vie dans un futile combat tel que celui-ci? Un simple combat amusant pour Saakis ? Il ne ferait qu'une bouchée d'elle... Et pourtant, elle lutta avec vigueur et Naaman n'eut plus qu'à souffler quelques bouffées d'air pour reprendre sa respiration avant qu'un dernier protagoniste n'entre en scène. Et pas n'importe quelle personne... Pandore. Qui l'eut cru ?
Lorsqu'elle apparut, immédiatement, la bataille cessa. Naaman vit Elwing, épuisée, s'écrouler. Un rapide coup d'oeil d'inspection permit à Naaman de se rassurer. Elle s'en sortirait sans trop de problèmes. Il lui donna un coup de museau sur le sien, comme un remerciement discret pour son dévouement, accompagné d'un regard désapprobateur que l'on pourrait donner aux louveteaux qui ont fait un bêtise. Têtue d'Elwing!
Pandore commença à s'exprimer en utilisant comme à son habitude la sarcasme. C'était là son mode de communication habituel et pourtant en cet instant, Naaman percevait autre chose. Pandore cachait sa véritable pensée, comme toujours. La frustration s'empara de l'Alpha blanc, tandis qu'elle le salua avec respect.
Il s'étonna. Elle l'étonnera toujours. Il lisait dans ses prunelles émeraudes autant d'admiration pour Saakis que de respect pour sa propre personne. Il se demandait comment Pandore pouvait apprécier à ce point les deux frères tout en sachant pertinemment que l'un et l'autre étaient imparfaits et complètement différents. Franchement opposés. Il y avait la rage bouillonnante, la bestialité non retenue accompagnée de la destruction. Et face à cela, se tenait l'apparence faible de la réflexion, mais également la puissance de la stratégie et la dignité de l'être protecteur. Difficile de trancher en y réfléchissant bien... Pandore avait sans doute toutes les raisons du monde d'aimer les deux frères. Mais il fallait sans doute savoir faire la part des choses, et accepter que parfois, le choix est inévitable. Naaman reprenait un souffle d'intensité normale et salua à son tour cette louve si paradoxale.
- Pandore. Tu arrives au bon moment, il me semble... Ou bien, au mauvais, c'est selon.
Ses yeux pâles, encore glacés par le combat qui venait de se dérouler, s'adoucirent. Il s'assit lorsqu'il s'aperçut que ses pattes tremblaient et commença à nettoyer lentement et minutieusement avec sa langue les impuretés sanglantes de son beau pelage blanc.
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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Mer 9 Juil - 17:16



❝ AMOUR FRATERNEL ❞
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Mes coups continuent de tomber, tout autant que ceux de mon jumeau tant méprisé. La lutte se fait colossale, jamais encore les arbres de cette forêt n'avaient vu un affrontement de la sorte. J'aperçois même quelques oiseaux qui s'empressent de fuir les parages, entre deux coups. Certains grondements sourds se font entendre, que ce soit le bruit de nos corps titanesques qui chutent sur le sol, ou bien les grognements de mécontentement que nous émettons.

Mais alors que l'adrénaline commence à se dissiper de mon système, et que tous les deux nous essoufflons quelque peu, Naaman parvient à saisir l'une de mes pattes avant, la tordant dans une position qui n'a rien de naturelle, et un bruit écœurant en ressort. L'os est brisé, je ne peux retenir un gémissement de douleur de sortir de ma gueule. Je relève la tête, regardant le loup de la pureté droit dans les yeux, plein de défi. Mis à part de la provocation, je crois qu'on peut apercevoir dans ce bref regard toute la haine du monde, tout le malheur que je renferme au fond de moi. Peut-être aussi du désespoir, qui sait ? Ou de la tristesse ... La solitude que l'on ressent après des milliers d'années d'existence, sans même avancer dans notre quête. La fatigue, aussi, d'être à la tête d'une aussi grande puissance que sont les ténèbres. Finalement, ce regard en dit long. Il ne montre pas seulement la haine qui m'habite, le mal qui m'entoure, il montre aussi mes blessures, mon malaise. Et cette fraction de seconde durant laquelle mes yeux de sang croisent ceux de glace du colosse blanc, elle semble durer une éternité. Et juste à cet instant, je me sens vulnérable. Juste cette seconde, je ne suis plus le grand dominant, chef suprême de l'obscurité, ce loup sarcastique fier et égoïste que tout le monde connaît. Je suis seulement un loup parmi d'autres, que le temps a abîmé, et qui cherche indirectement à en finir. Ou du moins, à défier les limites de la mort.

Mais cet instant se termine lorsque je ferme mes yeux, avec force et détermination. Je pense que mon jumeau en a assez vu. Je relève la tête, ayant vidé totalement mon regard, et me relance dans l'interminable lutte à une vitesse presque surnaturelle. Mes griffes s'accrochent à son cou, la rage prend possession de mon corps. Si bien que l'os brisé ne se fait presque plus ressentir. Le poète des lumières se fatigue, je peux le sentir. C'est étrange, c'est comme si nous avions un lien à ce moment précis. Serait-ce les liens du sang ? Après tant d'années, et surtout tant de haine, serait-ce vraiment encore envisageable ? Cela serait fascinant ... Et effrayant.

Mais soudain, une nouvelle âme égarée se joint à la lutte, me percutant en plein fouet, alors que je venais tout juste de reprendre l'avantage sur l'Alpha lumineux. Je suis déséquilibré par cette attaque inattendue, et surtout profondément déstabilisé, si bien que je sors de ma transe, en quelque sorte. Je tourne la tête pour voir le malheureux être qui vient se jeter dans la gueule du loup, à proprement parler, pour voir qui sera ma prochaine victime. Tiens, je la connais elle. Fidèle émissaire de Naaman, mais assez rebelle pour venir s'introduire dans mes terres et me provoquer auprès des miens. Je ne me rappelle plus de son nom, mais je sais qui elle est. Elle est l'une de ces louves qui se pensent différentes, qui osent espérer avoir une chance dans un monde de titans, et qui finalement se font piéger par leurs propres actes. Elles qui prennent trop de confiance en elles, parce qu'elles ont trouvé les bons alliés, les bons dominants ou encore leur vraie nature. Mais par dessus tout, celles qui connaissent une fin tragique, parce qu'elles n'ont pas su rester à leur place lorsqu'il le fallait. Elles ne sont pas si différentes des autres finalement. A la différence que leur fin à elles est bien plus dure. Elles vous parleront alors de noblesse, de grandeur, mais ce n'est rien de tout cela. Ce n'est qu'inconscience, qui aboutit par la morsure abominable de la mort, bien plus tôt que ce qui était prévu à la base, et surtout bien inutile.

Mon attention est à présent tournée vers elle, mon regard chaotique lui est destiné. Mes pensées ravageuses se déchaînent contre la pauvre petite guerrière oubliée, et je m'approche d'elle à pas lourds. La dernière fois, elle a eu de la chance de s'en sortir. Mais cette fois, rien ne peut plus la sauver. Je m'occuperai d'elle avant de reprendre le combat avec son Alpha, et rien ni personne ne lui viendra en aide. Elle finira seule, tout comme cet humain ou encore ce vieux soigneur, dont les cadavres restent toujours empilés à nos côtés. Elle ne sera qu'un bout de viande de plus, qui nourrira certains oiseaux pris de famine.

C'est alors que je lui saute dessus, n'ayant qu'une seule pensée en tête : destruction. Un coup de patte, puis deux, suivi d'un mouvement de tête, et voilà qui est fait. Je la domine maintenant. Elle n'est que microbe écrasée sous un colosse d'ébène, elle paraît si fragile. Ça va être si facile de la briser, maintenant. A côté de moi, Naaman se relève enfin, tenant sur ses quatre pattes. Il court vers sa protégée et son ennemi de toujours, et tente de me faire lâcher prise. Mais je le repousse d'un coup de patte, je veux m'occuper de son sbire avant de reprendre le vrai combat. Cela dit, la petite guerrière a encore des réserves, elle n'a visiblement pas dit son dernier mot. Elle doit être encore pleine d'adrénaline la petite, l'instinct de survie est plus fort que tout. Mais je reste quand même étonné de voir avec quelle force de caractère elle s'accroche à la vie, mettant toutes ses dernières forces dans ses pattes, dans l'espoir de me tenir éloigné. Serait-elle en train d'essayer de gagner du temps ? A quoi bon ? Plus rien ne peut la sauver désormais, elle ne fait que retarder l'inévitable.

Et puis, je comprends. Le sol se met à trembler avec une rage jamais vue, les rocs roulent violemment. C'est une colère est ravageuse qui nous affronte, si bien qu'une fissure se dresse sous nos pattes. Avec toute cette brutalité qui émerge des profondeurs, je n'ai pas d'autres choix que de tomber au sol, tout comme Naaman. Nous ne pouvons pas nous relever sur le moment, la terre est bien trop énervée. Jamais encore je n'avais vu cela. En fait, il n'y a qu'une seule raison pour laquelle la nature pourrait se déchaîner à ce point. Et cette raison, elle porte le nom de Pandore. Oui, cette magnifique louve aux yeux émeraude, qui est pourtant si dangereuse. Cette même fille divine que celle qui avait déjà sauvé la guerrière la première fois. La seule qui m'a défié, et qui en est ressortie vivante.

Et mes conclusions se vérifient très vite, lorsqu'un nuage de poussière grandit au dessus de nos têtes, et donne forme à une silhouette divine. Quand on n'est pas habitué, cela fait vraiment de l'effet, je dois l'avouer ... J'en reste moi même bouche-bée face à la grandeur de cette entrée théâtrale. Si bien que j'en perds toutes mes fixations sur la guerre, la destruction, le chaos.

Une fois la louve entièrement dans notre monde, celle-ci se met entre nous, avec bien trop d'assurance à mon goût, comme pour nous défier, aussi nombreux que nous soyons. Et puis, avec un rire qui sonne faux, elle se moque de nous, ironisant la chose, et nous ramenant à des louveteaux. De quel droit ose-t-elle stopper mon élan de malheur, comme ça, là ? J'ai vraiment beaucoup de mépris envers elle. Cela dit, je sens un profond respect qui tente de percer, pour cette louve au don incomparable, qui ne doute de rien et qui respire la force et l'assurance. Mais je connais sa faiblesse, je ne le lui ai pas caché la dernière fois. Je sais comment la battre, comment lui faire du mal. Beaucoup de mal, apparemment. Et puis, je sais qu'au fond, elle aussi est une louve blessée. Je l'ai bien vu dans ses yeux, la première fois. Encore plus, maintenant qu'elle se dresse devant nous. Elle semble partagée, déchirée. Par ses sentiments mais aussi par le temps. Et si je suis probablement l'un des seul à voir tout cela dans son regard si rempli de malice, c'est parce que nous sommes semblables sur ce point, je ne peux le nier plus longtemps. Nos cœurs sont torturés constamment, nous sommes seuls et ce jusqu'à la fin de notre vie. Nous avons la force, le pouvoir, mais cela ne nous suffit plus. Nous ne savons pas ce que nous cherchons vraiment, et nous nous demandons régulièrement si la vie a vraiment un sens. Je suppose que c'est la nature elle, qui lui redonne l'once de force pour avancer, pour ma part, c'est la destruction. Je me nourris de chaos, de mort et de sang. C'est pourquoi lorsqu'il le faudra, je ne lui accorderai aucune pitié.

Elle salue Naaman avec respect, ce qui m'étonne sur bien des points. Elle me semble pourtant être une louve libre et sauvage, je ne vois pas ce qui la rattache à mon frère de coeur pur. Ah, mais si, suis-je bête. La nature, la vie végétale, la simplicité. Ce doit être ça. Quoi qu'il en soit, alliée de Naaman ou non, cela ne changera rien. Elle regarde ensuite la louve crème qui est étalée sur le sol, et dans ses yeux, je vois maintenant une étincelle de compassion, de sympathie. De tristesse, aussi, même si ce n'est pas long. Alors voilà, elle est venue pour cette mortelle, juste pour cette mortelle. Comme c'est touchant. La grande méchante louve, fille des Puissants, descendante des Dieux, qui voue tant de haine aux autres, s'est attachée à une simple petite mortelle ? Voilà une bonne raison supplémentaire de l'achever. La morveuse mortelle je veux dire. Mais j'aurais dû me douter, d'un autre côté, qu'elle viendrait à nouveau la sauver.

Et enfin, Pandore me regarde. Elle me dévisage, même. Ses iris vertes plongent profondément dans mes rouges, l'espoir rencontre la passion. La passion destructrice. Mais le choc de son arrivée vient tout juste de retomber, si bien que je fais deux pas en arrière, confus. La surprise n'est pas partie pour le moment. Et le seule mot qui parvient à quitter mes lèvres, c'en est un qui pourtant en dit long. Il en dit long sur ma surprise, mon choc, mais aussi mon mépris, ma colère. Le ton que j'y met -involontairement- marque tout mon état d'esprit, il est unique.

- Toi ?!

Et enfin, je secoue la tête, pour remettre mes idées en place. Je reprends de l'assurance, et m'efforce de sauver un tant soit peu de dignité. Je me rapproche à nouveau, reprenant un visage grave et dangereux, montrant mes crocs, prêt à bondir à la moindre occasion qui se représentera.



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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Mer 9 Juil - 23:39



❝ AMOUR FRATERNEL ❞
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Confusion. Voilà comment décrire l'atmosphère qui domine depuis mon arrivée en ce lieu, c'est confus. Ma venue n'était certainement pas attendue de tous. Tant mieux, parce que j'aime être cette louve imprévisible. C'est un très bon avantage, surtout dans les cas comme celui-ci. Mais si je dis qu'on ne m'attendait pas, ce serait mentir. Ou en tout cas, ne pas dire toute la vérité. Car Elwing, oui cette petite louve beige et mortelle, n'est pas si surprise que ses aînés. Non, lorsque je la regarde, je vois du soulagement. Mais après tout, pourquoi serait-elle surprise de me voir, alors que c'est elle-même qui m'a appelée ?

Pendant quelques secondes, le temps semble s'arrêter. Nous sommes figés dans l'infinité du moment, ce dernier étant si profond, si ... Intense. Et la cause de cet intérêt soudain ? Moi. J'aime être le centre de l'attention, surtout lorsque je suis entourée de loups aussi importants que les deux frères. Pendant ce court instant que je savoure pleinement, l'endroit est silencieux. Sinistrement silencieux. Le calme avant la tempête ? C'est fortement probable. Mais c'est un bon jour pour se battre, donner corps et âme dans un affront de cette taille, et sans merci. Quoi que pour le moment, nous sommes tous cruellement calmes, si bien que cela devient déstabilisant. Nous nous regardons tous dans le blanc des yeux, en attendant que quelqu'un ne réagisse. Je pense que je pourrais couper la tension qui règne de mes griffes acérées, tant elle est épaisse. Personne n'est sûr de lui à ce moment précis. Tout le monde est hésitant, perdu.

C'est Naaman que je regarde en premier. Il semble toujours chercher son souffle, la respiration haletante. Cependant, ses yeux, qui étaient il n'y a pas plus de cinq minutes d'un bleu glacial, sans pitié ou bonté, s'adoucissent. Je remarque également chez lui des tremblements, sans doute dus à son affront avec son jumeau malveillant, la chute d'adrénaline et la fatigue. Mais il n'y a pas que son regard qui s'est adoucit, non. Tout son comportement se relâche, comme soulagé d'en avoir fini avec ce duel ... Pour le moment. Je suppose qu'une partie de ce soulagement vient aussi du fait que sa guerrière a pu être épargnée. Pour l'instant, là aussi ... Mais surtout, je pense qu'il n'avait pas vraiment envie de tuer le brun ténébreux aujourd'hui. Je pense que cela le répugnait, et que même s'il semble tout à fait envieux de mettre fin aux jours du terrible Saakis, tout au fond de lui, bien loin au fond de son coeur, il hésite. Les liens du sang sont vraiment forts, surtout avec le temps, je suis bien placée pour le savoir. Et même si il voue une haine intense envers son frère chaotique, il fait partie de son monde, de sa vie, de son quotidien. Et puis, sa pureté n'a pas d'égal, il est tout à fait normal qu'il déteste prendre la vie d'un autre individu, aussi maléfique soit-il. Cependant, s'il pense vraiment de la même manière que moi, je crois aussi que pour lui, un monde a besoin d'être équilibré. La vie nécessite autant de lumière que de ténèbres. C'est ça, l'équilibre des choses.

Mon regard se pose ensuite sur Elwing. Cette dernière est toujours au sol. Naaman avait raison, j'arrive tout juste au bon moment. Cela dit, je n'aurais jamais laissé qui que ce soit lui faire un mal irréparable. C'est vrai, je dois avouer que, malgré moi, voir cette petite télépathe comme ça, à terre, cherchant elle aussi sa respiration, m'attriste. Je lui lance alors un léger regard de sympathie, de compassion. On a beau dire, même s'il est vrai que je ne m'attache à très peu de monde, encore moins des vulgaires mortels, certains passent tout de même dans les mailles de l'étroit filet qu'est mon coeur, de par leur force de caractère et leur volonté. Et Elwing fait partie de ces gens là. Elle qui m'a montré bien plus d'une fois son entêtement, son courage et sa force mentale. C'est ce que j'admire chez elle finalement, en tant que simple mortelle. Mais je sais que je ne dois plus leur donner ma confiance. J'ai subi assez d'abus comme ça, je ne veux pas renouveler l'expérience. De toute façon, lorsque j'accorde ma confiance à un mortel, soit cela se retourne contre moi, soit cela se retourne contre lui. Et les conséquences sont toujours désastreuses ... Sageeth ... LUI, le dernier mortel que j'ai aimé, le dernier en qui j'ai eu une confiance aveugle, mon dernier amour. Mon seul amour. Cela lui a coûté la vie. Oh, mon coeur saigne rien que de penser à son nom. Voilà la cause de toute ma douleur, voici le point d'origine de toute ma haine refoulée. Finalement, tout cela vient d'une haute trahison. D'accord, c'était bien dans ma nature à la base, mais lorsque mon bon et précieux Sageeth a péri par les griffes de ces ... Ignobles bactéries, qui se prétendaient alors loups, chaque once de bonté que je pouvais avoir enfouie au fond de moi est morte, ce fut comme un coup de poignard en plein coeur. Ce dernier a été hermétiquement scellé depuis, mes pulsions meurtrières ont alors pris la relève. Et je suis devenue mauvaise, malsaine. Bien plus que ce que j'étais déjà. Mais au final, ces créatures misérables ont eu ce qu'elle méritaient, et je n'ai eu aucun scrupule à les laisser agonisantes, se noyant dans leur propre hémoglobine. Et je n'ai plus jamais accordé de l'importance à un mortel, jusqu'à Elwing. Je ferme les yeux, la vague de nostalgie qui commençait à m'emporter a bien failli me perdre cette fois. Mais ce n'est pas le moment de ramollir, ma vieille. Je dois être forte. Pour Elwing, pour Naaman ... Pour moi.

Et enfin, c'est Saakis que je regarde. Des trois, il est largement le plus surpris. Il fait deux ou trois pas en arrière, me dévisageant comme si j'étais une revenante. Serait-ce de la crainte ? Non, impossible. Dans son regard, je vois alors tout sauf de la peur. Je doute même que ce têtu ténébreux ne connaisse la crainte ... Il la défie constamment. Mais je ne vois finalement pas que de la haine et du mépris, comme il est raconté de tous les côtés. Non, je vois aussi ce même loup usé par le temps, qui lui aussi se plonge dans la nostalgie. Je vois un loup perdu, qui a besoin de quelque chose sans même savoir ce que c'est. La quête de l'inconnu, comme on dit. Oh, que je connais ça. Et durant un court instant, ce dernier me rappelle Sageeth ... Lui aussi était un grand loup noir. Bon, il ne l'était pas autant que Saakis, en toute logique. Mais il dépassait tout de même la plupart des autres loups, et de beaucoup. Le Colosse Hurlant, qu'il était surnommé. Et puis, ses yeux renfermaient la même tristesse refoulée. Sageeth avait les yeux rouges également. Son rouge à lui était certes bien moins vif, bien moins sanglant. Mais ils étaient tout de même d'un rouge profond. Je pense que c'est pour cela aussi, que je ne peux me résoudre à haïr le beau ténébreux. En plus de son caractère borné, de son détachement face aux situations et de son sarcasme très semblable au mien. Je le dévisage un long moment, tout comme lui me fixe avec de grands yeux. Même s'il semble moins à bout de souffle que les deux autres, il a l'air de favoriser l'une de ses pattes avant. Mieux encore, il ne prend pas appui sur l'une d'elles. Et ... Oh, cela me revient. J'ai bel et bien entendu un os se briser un peu plus tôt. Je souris malicieusement. Et puis, l'Alpha de charbon reprend de l'assurance, se voulant à nouveau grand et stoïque. Il s'avance de quelques pas, me lançant un regard plus dur encore que ce qu'il n'était avant, cachant l'étincelle de douleur au fond d'eux.

- Toi ?! Je rie presque au ton qu'il a employé. Mais malgré cette surprise et ce mépris qu'il tente de bien faire paraître, la vague de nostalgie et de solitude ne peut s'empêcher d'émerger, ce qui m'aurait fait mal au coeur, dans l'éventualité où j'en aurais un. Quoi que ... J'en ai bel et bien un, tout compte fait. Mais s'il ne me sert pas à aimer, il me sert à détester.

Je le regarde profondément, et à nouveau le temps semble s'évaporer, nous glisser entre les pattes. Nous nous regardons droit dans les yeux, d'un regard si intense que je doute que quoi que ce soit puisse le briser. C'est comme un lien qui se forme, quelques secondes. Et puis, j'hoche la tête, me rapprochant du loup noir, fils du diable.

- Oui, moi. Tu aurais aussi pu dire Pandore. Chéri, je vais finir par croire que tu as oublié mon nom, je lui souris avec tout sauf de la sympathie.

- Alors ... Content de me voir ? Je lui souffle enfin à voix basse.

Et puis, je recule de quelques pas, mais gardant une position debout et majestueuse, entre les trois individus qui me regardent. C'est à ce moment là que le prince noir décide de me répondre, avec ce coup ci, seulement du mépris et de l'agressivité dans le ton.

- Comment pourrais-je oublier le nom de celle qui a pénétré mes terres sans mon accord, et qui s'en est sortie vivante ? Il commence, retroussant ses babines. Et puis il s'approche de moi, pratiquement en frôlant mon museau avec sa truffe gelée. Et lentement, toujours à trois pattes, il me tourne autour, comme nous le ferions avec une proie, ce qui a tendance à m'irriter au plus haut des points.

- Mais ... Souviens-toi. Je sais comment te faire souffrir, Pandore, qu'il me dit avec enthousiasme.

C'est vrai. Je me souviens de la dernière chose qui m'attire chez lui. Mais là, c'est contre ma volonté. Il est le seul que je crains. Le seul dont j'ai peur. Et qui m'intimide presque. Oui, je ne suis pas comme eux, moi. Je peux mourir, comme tous les autres loups. Et je ne me fais pas d'illusions, les frères sont bien plus puissants et redoutables que moi, je n'ai que mon don pour me sauver. Et puis je connais Saakis, il n'a rien de bienveillant. Il me tuerait sans même l'ombre d'une hésitation, s'il en avait l'occasion. Et je ne veux pas partir de cette façon, la nature mourrait elle aussi, au dernier battement de mon pauvre coeur meurtri. Cet Alpha maléfique est le seul qui pourrait prendre ce risque, et parvenir à me tuer. Et maintenant, il connaît mon talon d'Achille, ma faiblesse. Il sait comment retourner mon pouvoir contre moi, et comment me faire terriblement mal. Voilà pourquoi il est le seul loup jamais rencontré dans mon éternelle vie, dont j'ai peur, et dont le simple nom me fait frissonner.

Mais tout de même, ces paroles ont été de trop. Mes oreilles se plaquent contre ma tête, mes crocs sortent, bien plus menaçants que jamais. Il n'est plus question de bavarder gentiment, ou de faire du sarcasme, non. Il est question de mettre en garde, d'alerter. Mon poil est hérissé, je suis prête à bondir sur le grand mâle s'il le faut, tout comme lui est prêt à m'égorger si l'occasion se présente. Cela dit, je pense qu'aucun de nous ne veut défier l'autre, du moins pour l'instant. Je ne veux pas me battre avec lui, il ne veut pas s'affaiblir plus qu'il ne l'est déjà, devant Naaman.

Et finalement, il parvient à me faire reculer, marquant avec évidence sa domination. Mais je ne me laisse pas totalement maîtriser pour autant, non, plutôt mourir que de me soumettre. Et même s'il est face à moi, et me repousse lentement mais sûrement vers l'arrière, m'obligeant à reculer et à lever le menton pour le regarder, je ne cesse de grogner avec rage, et m'entête à garder une position agressive. Il ne m'attaquera pas, je le sais.

Au final, tout ce que j'essaye de faire ici, c'est d'éviter qu'il n'y ait plus de dégâts, que ce soit côté Light ou Blackness. Je veux stopper cet affront qui a débuté bien plus tôt maintenant, je veux mettre un terme à cette rencontre. Et si je dois user de la force et récolter de la souffrance au passage, j'en prends le risque. C'est un prix à payer. Surtout si la nouvelle cible de l'enfant de Satan est Elwing.


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MessageSujet: Re: « AMOUR FRATERNEL »   Sam 27 Sep - 15:54

Ne t'en fais pas, honorable télépathe. Ce n'est pas aujourd'hui que tu vas rejoindre tes ancêtres. Ton avenir est bien trop grand pour cela. Et Saakis ne mérite point la joie de voler ta vie, ton âme. Mais laisse moi du temps, un peu de temps, que je vois ce que tu vaux réellement. On n'est jamais davantage sois même que face à la mort.

J'allais lui renvoyer un énorme "merci", sorti du fond du cœur, jusqu'à ce que j'entende la fin de sa phrase. Bon sang ! J'ai peut être gagné en force et en expérience, mais toutes les deux, et tous les trois avec Saakis, nous savons très bien que je ne fais pas le poids face au chef des Blackness. Et, sans vouloir paraître pessimiste, personne ne l'est. Pas même Naaman.
Je dois néanmoins rester concentrée, tout n'est pas perdu, Pandore va arriver. Elle me l'a promis. Oh, elle va prendre son temps, ça oui, je le sais. Mais elle va venir et c'est tout ce qui compte. C'est à ce petit espoir que je dois me raccrocher pour trouver la force d'éloigner Saakis de ma gorge. Pandore ne laissera personne me tuer, j'en suis certaine. Sans pour autant en être sûr, je pense même qu'elle n'est pas loin d'ici et qu'elle nous surveille, attendant le dernier moment pour agir.
Quand le sol commence à trembler et que la poussière commence à voler, je comprend qu'elle arrive, ma sauveuse. Je profite du moment d'inattention de Saakis pour me défaire de son emprise, puis pour me reculer de quelques pas. Pandore entre en jeu maintenant.

« Allons allons. Pourquoi se battre, les amis ? Vous ressemblez à des louveteaux qui se chamaillent. »

Elle aime se faire remarquer. Comme si sortir littéralement des entrailles de la Terre ne suffisait pas ! Je sourie intérieurement car même si Pandore est là, je sais que nous sommes dans une situation assez compliquée. Personne ne parle, Naaman et Saakis ne comprennent pas la situation. Saakis doit sûrement se sentir encore plus (ou seulement commencer je devrais plutôt dire) en danger, et Naaman rassuré. Les deux blancs avaient l'air de bien s'entendre apparemment, il serait donc tout à fait logique que Pandore se batte aux côtés du chef des Lights. Seulement avec elle, j'ai rapidement su apprendre qu'il ne faut jamais être sûr de rien.
Naaman en profita pour venir me rassurer en touchant le bout de mon museau, tout en me lançant ce regard qu'une mère lance à sa fille quand elle fait une bêtise, mais qu'au fond ce n'est pas si grave. Ce regard que je n’ai jamais connu.

« Non mais regardez-vous, tous les deux. N'auriez-vous pas envie de rire, à ma place ? C'est si puéril de votre part. »

Moi je pue, j'ai compris. Je devrais peut être partir et les laisser tous les trois régler leurs comptes, mais je sais qu'en contrepartie, Pandore ne me racontera jamais ce qu'il c'est passé et gardera ces pensées bien cachées, de tel sorte que je ne puisse rien voir ... Autant rester et risquer quelques poils.

« Naaman. Je suis ravie de te revoir. »

Je ne me suis donc pas si trompée que ça quant à la relation des deux loups blancs. Ils s'entendent bien. Il a même droit à un bonjour, lui.

« Pandore. Tu arrives au bon moment, il me semble... Ou bien, au mauvais, c'est selon. »

Il me pique MA Pandore maintenant ! De mieux en mieux. Il pourra faire amie amie avec elle dans sept ou huit ans, quand je serais morte et enterrée et quand eux seront encore en pleine forme.
Je dois dire que la tension a dégringolée avec l'arrivée de Pandore, Naaman commence même à enlever les taches de sangs qui colorent son beau pelage blanc, preuve qu'il ne se sent plus en danger. Mais ce n'est qu'une impression, ne nous y fions pas trop non plus.

« Toi ?! »

Confirmation de la deuxième hypothèse, Saakis et Pandore ne s'aiment pas. Enfin bon, ça c'était plus qu'une hypothèse puisqu'ils se sont même battus, avec une petite femelle crème au milieu ... Moi ... Comme d'hab'. Je me rappelle même du loup noir, que Pandore avait emprisonné dans des ronces et qu'il essayait de mordre pour les détruire, en vain ... Quel débile ce lui-là.
Pandore ne prête pas tout de suite attention aux paroles de Saakis, elle est bien trop occupée à nous inspecter, un à un, en commençant d'abord par Naaman. Elle inspecte de tout son long pendant de longues secondes, puis c'est à mon tour. Elle me lance un regard empli de tendresse et de compassion, que j'ose à peine soutenir. Je n'ai pas l’habitude de voir Pandore comme ça, cela me déstabilise bien trop. Et être déstabilisé n'est pas dans mes habitudes ! Elle finit enfin par Saakis. Son regard devient alors bien plus dure, bien plus froid. Elle le regarde bien plus longtemps que pour Naaman et moi-même réunis. Ce n'est pas du tout pareil, ce n'est pas même comparable. Tous les deux ... C'est quelque chose que je ne peux expliquer.

« Oui, moi. Tu aurais aussi pu dire Pandore. Chéri, je vais finir par croire que tu as oublié mon nom. »

Le sarcasme. Arme première de Pandore. Ah que je l'aime cette louve.

« Alors ... Content de me voir ? »

Je rigole intérieurement. L'un comme l'autre ont un don pour mettre les autres mal à l'aise, les mettre dans une mauvaise posture, les descendre aussi. Ils sont très doués, chacun à leur manière.

« Comment pourrais-je oublier le nom de celle qui a pénétré mes terres sans mon accord, et qui s'en est sortie vivante ? »

J'aurai aimé ajouté que moi aussi je suis venue et que je suis toujours en vie, c'est pas pour autant qu'il a retenu le nom d'Elwing ... Mais bon, je vais rien dire, hein. Je pense que la tension est déjà assez tendue, et qu'il me déteste déjà assez.
Saakis, pris d'un élan de courage, s'approche de Pandore et vient même la chercher, il ajoute ensuite, assez bas, ces mots que j'arrive à peine à entendre.

« Mais ... Souviens-toi. Je sais comment te faire souffrir, Pandore. »

Un partout, balle au centre, dit l'arbitre Elwing. Saakis a su trouver les mots juste pour remonter la pente, à mon plus grand étonnement.
Au final, Pandore ne rajoutera rien. Ils continueront simplement à se défier du regard, avancer d'un pas puis de reculer de deux. Rien de bien passionnant en somme. Je m'attendais tout sauf à ça dans la rencontre "Naaman, Saakis, Pandore". Je ne vais pas dire que je suis déçue, car c'est faux, mais je suis simplement étonnée.

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