AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « Le secret d'un regard aveugle » - Feat Ran.

Aller en bas 
AuteurMessage
Tintallë
Vagabond(e)
avatar

Messages : 2
Date d'inscription : 26/01/2014
Localisation : Au pays des merveilles.

Encore plus ...
Autre personnage : Wilfa & Tayson.
Devise: « La séduction est une histoire de manipulation. »
Victoires en combat RPG:
0/0  (0/0)

MessageSujet: « Le secret d'un regard aveugle » - Feat Ran.    Mar 18 Fév - 18:21


Tintallë ∞ Ran

De bon matin, le soleil s’était déjà levé haut dans le ciel, déroulant ses plus beaux rayons sur les terres de la Prophétie. Le paysage semblait être doré, accompagné du doux parfum de l’herbe envahie par la rosée. Les oiseaux chantaient de leur plus belle mélodie, réveillant ainsi tous les êtres vivants du coin. Parmi les êtres vivants, il y avait toi. Une douce louve au pelage aussi blanc que la neige. Aussi scintillant que les étoiles du ciel lorsque ce dernier tombe le voile sombre. Tu étais roulée en boule au pied d’un immense chêne qui se dressait au-dessus de ton faible corps. Le museau dans les poils de ta queue, tu finissais lentement par sortir de ton doux rêve pour revenir dans le monde réel. Tu trouvais ça bien dommage. Ton monde était bien plus intéressant que celui où tu vivais. Lentement, tes yeux s’ouvraient délicatement. Les premiers rayons se posaient sur ton fin museau, faisant ressortir une magnifique couleur de tes yeux. Une couleur douce et charmante. Un regard vitreux aux couleurs d’un rosé, tirant légèrement sur le violet. Une couleur clair et unique. Tu semblais bien être la seule à la posséder, d’ailleurs. Mais tu possédais aussi un seul petit défaut avec une paire d’yeux pareils. Tu restais une âme sensible à la lumière. Malheureusement, nous ne pouvions pas tout avoir dans la vie courante. Lorsque tu dévoilais ton regard au monde extérieur, tu refermas aussitôt tes prunelles à cause des rayons. Cela ne te dérangeait plus. Depuis, tu en as eu l’habitude. Tu savais bien qu’à chaque matin, les premières minutes de ton réveil étaient difficiles. Gardant les yeux fermés, tu redressais ta tête. Puis, très lentement, tu les rouvris à nouveau. Voilà qui était déjà mieux. Ton visage masquait la luminosité du soleil grâce aux branches du fameux chêne. Heureusement qu’il était là. Pas vrai ? Une envie de bailler venait soudainement de te prendre et, sans plus attendre, tu dévoilais tes crocs, baillant à s’en décrocher la mâchoire. Eh oui, quel dur réveil. Tu étais bien, ici. Couchée, bien au chaud avec ton épaisse fourrure. Autour de toi, tout semblait être bien calme. Même pas un seul petit gibier ne passait. Comme si quelque chose venait de faire fuir les vivants. C’est alors que tu te redressais lentement et en douceur, avant d’être enfin perchée sur tes quatre membres. Tu te secouais frénétiquement pour retirer toute cette poussière dérangeante sur ton pelage. Étant vagabonde, tu n’avais pas de maison en particulier. Un petit coin rien qu’à toi où tu pouvais entrer et sortir quand tu le souhaitais. Ce que tu préférais le plus, c’était de partir chaque jour dans une grande aventure. Chacun de tes pas tracés représentait le chemin de la vie. De ta propre vie. Quelle chance d’être libre. Les meutes ne t’avaient jamais intéressée depuis la fugue que tu avais entreprise il y a quelques temps en arrière. Le passé était pour toi quelque chose dont tu ne cesserais de t’en souvenir. En effet, il y a longtemps tu ne portais pas le nom de « Tintallë » ou encore surnommée avec grâce « l’allumeuse ». Au contraire. Tu avais un autre nom. Un nom qui t’allait parfaitement bien. Mais depuis la rencontre avec un loup bien mystérieux, tu n’étais plus la même. Depuis, tu attires les mâches comme des mouches. Ils sont toujours là, non loin de ton âme. Tu as appris à aimer cette compagnie. La compagnie d’un mâle beau et fort est bien le rêve de chacune des louves. Ils tombent tous sous ton grand charme mais, contrairement à toi, c’est un effet inverse. Parfois tu ressens quelque chose, parfois tu ne ressens rien. Malgré tout, tu fais avec et tu restes près de cet inconnu avant qu’il parte de lui-même vers d’autres conquêtes. C’est une dure vie car de jour en jour, tu songes. Tu doutes de ton propre futur. Peut-être que tu n’auras jamais une famille à toi. Peut-être que tu ne rencontreras jamais l’amour éternel, comme tu le veux. C’est un don. Mais un don qui avait ses qualités comme ses défauts. Et pourtant, tu ne le faisais jamais exprès. Tu ne l’utilisais pas quand tu le souhaitais. Bien au contraire. Il était collé à ta peau. Tu pouvais sans cesse tenter d’éviter les mâles, cela ne changerait rien. Ils te suivront encore et encore. Depuis que tu avais connu ce nouveau chemin de la vie, tu semblais être perdue par toi-même. Mais jour après jour, tu étais devenue une habituée de cette vie et aujourd’hui tu cessais bien de te plaindre. Tu acceptais comme la vie venait et tu faisais avec. C’est tout.

Après cette longue nuit de sommeil, tu ressentais également le besoin de t’étirer. Baissant ton buste vers le sol, tu étirais ainsi tous les muscles de ton corps. Puis, après ton petit rituel habituel du matin, tu regardais une fois à droite puis à gauche, décidant de ton chemin, avant d’entreprendre celui de la gauche. La forêt était magnifique en ce beau matin. Étrangement, il faisait également plus chaud que d’habitude. Tu te sentais presque comme dans un rêve. La neige avait fondue depuis quelques jours, mais la nuit le froid hivernal revenait afin de givré avec douceur les feuilles mortes sur le sol ou encore les branches des arbres qui t’entouraient. D’un trot léger, tu faisais craquer la nature morte et sèche. Tes pattes de velours se reposaient tendrement sur le sol, presque silencieusement. Tu ne savais pas où aller et ton ventre ne réclamait rien. Du moins, pas encore. Par contre, ta gorge demandait de quoi boire. Dans cette forêt, tu ne savais pas s’il y avait la moindre trace d’une rivière. Et cela te gênait presque d’aller te désaltérer dans une flaque d’eau. À ton goût, tu trouvais ça sale et comme toute louve ravissante, tu demandais au moins de l’eau pure et propre. Tu ne sentais même pas la fatigue monter en toi. Tu continuais de trotter, évitant les arbres avec soin, à la recherche d’eau. Tu ne savais pas ce qui pouvait t’attendre aujourd’hui. Ce qui pouvait te sauter au visage. Mais ce que tu craignais le plus, c’était de rencontrer un loup. Oui, un loup. Avec les louves, tu n’avais jamais eu ce genre de soucis. Celui de te faire courir après. Mais avec les loups, certes. C’était devenu une chose bien courante. Tu soupirais silencieusement à l’idée de devoir certainement te coltiner un autre mâle. Mais comme dit plus haut, c’est quelque chose que tu appréciais tout de même. Pouvoir sentir la chaleur de quelqu’un de puissant contre toi. De te sentir en sécurité. Oui, tu adorais ces instants précieux. Des instants précieux dont tu en avais plus de mille souvenirs. À force de rester dans tes pensées, tu n’avais même pas pris conscience qu’un tronc d’arbre mort était couché devant toi et barrait ton chemin. Il semblait être là depuis quelques temps, d’après la mousse qui avait soigneusement poussé sur sa surface. Tu hésitais longuement à le contourner mais … Tout compte fait, tu décidais de te simplifier la tâche et passer par-dessus ce dernier. D’un petit élan, tu grimpais sur le tronc mort en faisant bien attention de ne pas glisser, puis te passais de l’autre côté aussi facilement. Tu en étais bien fière de ne pas avoir mangé le sol lors de l’atterrissage. Mais dès que tu avais redressé les yeux devant toi, une louve s’y trouvait également. Surprise, tu t’arrêtais en la regardant. Elle semblait avoir quelque chose de perdu en elle. Quelque chose qui lui manquait. Son regard … Il était bien clair et donnait l’impression de froideur. Tu trouvais ça bien étrange mais également beau. Tu ignorais qui elle était, malgré le fait qu’elle sente le vagabond à pleine truffe. Et non, tu ne l’avais jamais croisée auparavant. Qui était-ce. Tu restais silencieuse le temps d’un petit instant. Tu ne voulais pas la perturber ou quoi que ce soit d’autre. Restant proche du vieux tronc séché, tu ne bougeais plus d’un poil. Attendant sagement une réaction de sa part.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ran
Vagabond(e)
avatar

Féminin
Messages : 105
Date d'inscription : 14/01/2013
Age : 20

Encore plus ...
Autre personnage :
Devise:
Victoires en combat RPG:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: « Le secret d'un regard aveugle » - Feat Ran.    Sam 3 Mai - 20:01


Les rayons du soleil commençaient à peine en train de lécher nonchalamment les feuilles des arbres de leur lumière que Ran trottinai au cœur de la forêt. En réalité la louve s’était levée il y a déjà belle lurette, avant même que l’aube ne pointe sa clarté. La raison d’un réveil si vif ? Ran n’aimait pas dormir. Ou du moins c’est ce qu’elle se disait, mais il y avait bien trop d’orgueil et de fierté dans ce corps de bête à poils pour admettre qu’elle craignait le sommeil. Oui, lorsque la nuit arrive et que ses yeux fatigués ne demandent qu’à se fermer et que ses pattes, arasées d’une longue journée de marche à travers arbres et colline, réclament repos, la peur monte chez Ran. Elle l’étouffe petit à petit, comme si une main invisible se met à l’étrangler par quelconques amusements diaboliques. Ce qui effraie autant chez cette jeune louve c’est de laisser la maîtrise de son corps à son subconscient, partir chaque nuit vers un tout autre monde, plonger dans l’inconnu comme on plonge dans un lac, on ne sait jamais ce qui nous attends là-bas, ce nous allons découvrir c’est comme si … comme si on serait mort. Oui pour Ran, les rêves c’est comme l’entraînement qui vous habitue au fait d’être mort. Parfois elle se laisse emporter malgré elle et parfois elle arrive à combattre son esprit et entame un sommeil court, sans rêve et ça lui convient.

La louve s’était donc échappée d’un sommeil pénible et avait percée le voile noir qui lui enlève toute notion du temps et de l’instant. Il faisait encore nuit et la lune pleine offrait une belle lumière, Ran s’était levée est avait décidée d’entamer une marche paisible que seul le bruit de quelques bêtes nocturnes faisaient lorsqu’elle les dérangeait à son passage. Elle marchait sans but précis ni cap final, elle aimait ça marcher, sentir, écouter la nature qui se réveille à défaut de ne pas pouvoir l’observée. Emerveillée par tant de beauté, elle perdit même la notion du temps et se rendit compte du nombre d’heures qu’elle avait passé à marcher dans la forêt que lorsque les premiers rayons du soleil s’étaient mis à filtrer entre les arbres, mais elle ne s’arrêta pas pour autant. Enivrée par tant d’odeurs, elle pourrait continuer sa route jusqu’à la soirée mais une nouvelle odeur qui vint méchamment lui chatouiller les narines la fit stopper net. Une odeur encore discrète, mais qui devenait de plus en plus forte, une odeur de chasseur, une odeur de loup. Un grognement d’agacement sorti de sa gorge, elle qui espérait ne croiser personne ! Le bruit que ce loup ou plutôt que cette louve faisait était encore plus distinct que son odeur. Elle venait par ici, Ran se remit en route puis stoppa après quelques pas, l’odeur était actuellement terriblement forte et explosait dans le crâne de Ran comme un feu d’artifice, jamais encore elle n’avait croisée une louve avec autant de senteurs à croire qu’elle s’était roulée dans de la sève et les fleurs pendant des heures. Ran devina la louve en face d’elle, elle s’avança et failli se prendre une belle gamelle contre un tronc d’arbre tombé sur le sol, heureusement que ses pattes ne lui faisaient pas défaut, un obstacle de la nature qu’elle n’a pas pu deviner, trop perturbée par la louve. D’ailleurs puisqu’on parle d’elle, Ran entendit un bruit comme si un cerf venait de s’affaler de tout son poids au sol, rapidement elle comprit que la louve était bien en face d’elle et qu’elle venait de sauter le tronc d’arbre. Elle ne pouvait voir que la louve l’observait, n’osant parler, attendant une réaction de sa part et ce silence agaça Ran encore plus. Elle sentit en elle une impression désagréable, comme le fait d’être observée avec insistance et compris sans trop savoir comment que la louve « l’étudiai » du regard. Elle s’imagina en train de se faire fixer comme on fixe une drôlesse, comme lorsque des louveteaux découvrent un nouvel animal dans leur chaine alimentaire. Ran claqua de la  mâchoire comme pour chasser des mouches, elle ignorait pourquoi mais cette louve elle ne pouvait supporter sa présence, elle dégageait en elle quelque chose d’artificiel, de provoquant qui l’agaçait superbement.
[/size]

« Je n’ai jamais entendu un loup sauter un tronc d’arbre avec autant de maladresse et ne pas s’affaler bruyamment sur le sol » lâcha-t-elle en un ricanement, « Et arrête de me fixer avec autant d’insistance, mes yeux me sont peut être inutiles mais je sens lorsqu’on me regarde un peu trop longtemps. N’as-tu donc jamais vu de loup aveugle ? Mais qui es-tu donc pour autant empester le propre ? » Cette dernière question lui échappa de la gueule malgré elle, soupirante Ran attendit ce que la louve « je sens la fleur » avait à dire pour sa défense.
       
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
« Le secret d'un regard aveugle » - Feat Ran.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Secret War
» Caniche F Toy âgée, sourde, aveugle va mourrir en fourrièr
» Caniche moyen et aveugle env. 8 ans ( frelinghien 59)
» Amour secret...
» Le secret de Térabithia

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Prophétie :: → LES TERRITOIRES :: Terres Neutres :: Grande forêt-
Sauter vers: