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 Le début de la fin.

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Gaya
Maître de la lumière
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Date d'inscription : 16/09/2011
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Devise: Si je dois souffrir pour toi, alors je souffrirai avec plaisir.
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MessageSujet: Le début de la fin.   Dim 18 Mai - 8:22

C'était le matin et l'aurore teintait d'une lumière orangée l'herbe fraîche sous mes pattes. Elle était d'ailleurs si aveuglante que j'avais fini par lui tourner le dos. Le gibier était de sortie, bien qu'il fasse très froid, j'entendais mille bruits de tout côté. Ce n'était pas l'objet de ma sortie et tous avaient compris que je n'avais pas la tête à la chasse. Un petit écureuil se risqua bien à grimper près d'un arbre tout proche mais je claquais la mâchoire dans sa direction plus pour m'amuser que dans de véritables intentions de l'attraper. L'air froid ne m'atteignait pas, en raison de mon reste de fourrure de saison froide, mais mes coussinets dans l'herbe humide me donnaient  la désagréable sensation de ne pas être au sec malgré tout. Il ne restait aucune trace de neige ici, ce qui m'étonna, car il en restait encore sur le territoire Light'. Le Clan Blackness ne devait en toute logique, ne plus en avoir non plus. Le printemps était là, c'était indéniable. Le monde autour de moi renaissait, criant sa victoire sur l'hiver. Quant à moi, j'étais d'humeur mélancolique. Alors que le soleil aurait du me faire rayonner, je me sentais quelque peu abattue. Je culpabilisais de n'être ainsi pas satisfaite, j'avais une vie parfaite! La confiance de mon alpha, des responsabilités dont j'étais fière, une meute soudée, des amis... Rien ne semblait manquer à ma vie tranquille, même le danger qui y apportait parfois une touche grisante, et pourtant. Je marchais, rêvant d'ailleurs. C'était sûrement pour cette raison que j'avais quitté les terres de la Lumière sans m'en rendre vraiment compte. J'approchais de la frontière avec celles des Vagabonds et je regrettais immédiatement y être venue. Depuis quelques temps, le territoire vagabond était devenu aussi peu sécurisant que celui de la meute de Saakis.
Un frisson me parcourut la colonne vertébrale: je m'étais glissé à l'ombre d'un grand arbre. Celui-ci portait la forte odeur de démarcation territoriale. Je ne la reconnaissais pas, aussi loin que je fouillais dans ma mémoire. Et puis j'ignorais tout des us et coutumes de ces loups, que je n'avais jamais côtoyé. J'étais encore en pleine réflexion quand un gémissement lupin se fit entendre quelques mètres plus loin. Ignorant s'il s'agissait d'un piège ou d'un réel danger, je trottais dans la direction de bruit. L'humus collait à mes pattes dans ma course. Mes oreilles pivotaient en tout sens pour capter la moindre vibration de l'air. Je sautais prudemment au dessus des restes d'arbres tombés et éviter toute branche susceptible de craquer. Le gémissement ne se fit plus entendre et la forêt était redevenu silencieuse. J'étais absolument perplexe car je n'avais pas réussi à identifier l'émotion de ce cri. Le loup était-il en danger, était-ce de la douleur et simplement un signe de joie? Je n'en avais aucune idée, et cela me frustrait. Je n'avais aucune envie de courir vers le danger. Enfin j'aperçus quelque chose au loin et bientôt une grande ombre couleur de l'écorce apparut entre les troncs. Deux yeux déterminés étaient fixés dans ma direction.
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Rising Sun
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MessageSujet: Re: Le début de la fin.   Lun 9 Juin - 13:22

Le début de la fin

Feat Gaya


Je m'ébroue vigoureusement en m'extirpant de ma tanière, mais les douleurs dans mon bas-ventre calment rapidement mes ardeurs. Au début, j'oubliais régulièrement que j'attendais des petits. Mais ça fait plusieurs semaines maintenant, et la naissance de mes tendres petits ne tardera plus. Je dirais instinctivement que d'ici une ou deux semaines tout au plus, ma famille s'agrandira. Je secoue doucement la tête, puis je pose mon regard sur mon ventre déjà bien enflé. Il ne tombe pas encore comme chez les femelles sur le point de mettre bas, mais il est déjà bien gonflé. Tant et si bien que désormais, plus personne ne peut douter de ma grossesse. D'ici peu de temps, tout le monde ici-bas sera au courant de l'abomination que j'attends. La portée d'une vagabonde psychopathe et d'un Black dont on ignore les intentions, quelle calamité!

Je m'éloigne de quelques pas de mon antre, m'approchant d'un pas tranquille de la cascade aux souvenirs. Je m'abreuve puis je profite de l'agréable douleur que provoquent les coups de mes petits, s'agitant dans mon ventre. J'inspire profondément, je murmure quelques mots à Sheitan et à tous ceux que j'ai perdu, puis je pars faire le tour de mes terres afin de m'assurer que tout va bien chez moi. Les premières minutes de marche me sont agréables. L'aube caresse mon pelage d'argent et les premières lueurs du printemps m'inspirent le bonheur que j'attends avec grande impatience depuis quelques temps. Mais très vite, une odeur ne me plaisant guère s'insinue dans mes narines. Quelqu'un est là, tout près de la frontière. Je gronde instinctivement et j'hérisse mon poil sans hésitation. Je me redresse de toute ma hauteur, ignorant les soubresauts de mes petits qui, sans doute, ressentent mon stress comme si c'était le leur.

Je me mets à trotter, malgré les douleurs dans mon abdomen qui devraient m'immobiliser. Je suis une future mère, et je suis une louve solitaire et sanguinaire. J'ai vécu cinq années de mon existence en me battant et en massacrant tous les dangers sur mon passage. Autant dire que mon instinct maternel a de qui tenir pour se développer. Une dizaine de jours s'est écoulée depuis le premier battement dans mon ventre. Depuis cet instant, je sais qu'ils sont là, et je sais que je les aime éperdument. Depuis cet instant, ma dangerosité s'est accrue et cette odeur, inconnue et trop proche de mes terres, risque de disparaître bien tôt de l'univers pouvoir avoir simplement osé s'approcher de ma tanière.

Je commence à galoper, sentant mon ventre ballotter d'un côté à l'autre. Mes pauvres petits, condamnés à supporter tout ce tapage en une si belle journée. Je gronde, je jappe d'impatience et de colère. Lorsque je trouverais cet importun, il regrettera de s'être promené si près de chez moi. Je suis les délimitations odorantes de mon territoire que je prends soin de renouveler régulièrement ces derniers temps, afin d'informer mes semblables qu'une louve gestante vit dans les parages et qu'ils ne doivent pas s'aventurer près de chez elle. Visiblement, l'inconnu n'a pas tenu compte de mes indications, et il va le regretter amèrement. Trop pressée d'attaquer, mue par l'instinct de protection le plus puissant existant, j'accélère l'allure au point de me cogner l'épaule contre un tronc de saule. Je gémis de douleur mais ravale immédiatement ma souffrance. A travers un buisson, je la vois arriver. Elle pue l'odeur de mon frère aîné à pleine truffe et je montre les dents en fronçant les sourcils.

Elle semble se demander ce qui se passe, elle a dû entendre ma réaction lorsque je me suis fait mal. Elle arrive en trottinant dans ma direction et je gronde davantage, doucement. Enfin, je me redresse de toute ma hauteur, et je sors lentement d'entre deux arbres. Je la toise d'un air mauvais, mais à cette distance je doute qu'elle perçoive déjà les intentions qui se lisent dans mon regard. Je m'avance d'un pas, je garde la patte avant droite levée, les oreilles dressées dans la direction de l'inconnue. J'hérisse finalement mon poil lorsqu'une légère pression me rappelle que je ne suis plus seule, et que de ma vie en dépendent désormais d'autres. Je montre les dents, et je me mets à trotter vers elle. La tête penchée en avant, la fixant de mon regard d'azur, j'accélère l'allure à chaque pas. Elle n'a pas l'air de comprendre tout de suite ce qui se passe. A l'instant où j'arrive à quelques mètres d'elle, je lâche un grondement sinistre et le bondis sur elle, tous crocs dehors. Sans lui laisse le temps de réagir, je lui mords furieusement l'échine et nous roulons au sol dans un bruit de tonnerre. Je me redresse immédiatement, faisant face à celle qui est devenue mon ennemie à l'instant où elle a passé les frontières des terres vagabondes.

- Tu ne prendra pas mes petits!

Certes j'ai probablement l'air d'une louve paranoïaque, mais la vie de mes enfants est en jeu et je sais qu'eux-même, étant mes petits et ceux d'un Blacks, représentent une menace pour les deux clans. Je me dois de détruire chaque danger qui se présentera à eux, et cette femelle au pelage clair est la première a en faire les frais. Si je la laisse partir vivante, elle s'empressera de prévenir les siens de ce qui se trame chez les solitaires, et je n'aurais bientôt plus la force de me battre à cause de ma grossesse. D'ici peu, je devrais me contenter de restée cachée dans ma tanière en priant pour que Night trouve seul de quoi nous nourrir tous les deux. Tandis que je pressens un combat sanglant, je réalise également que notre amour à beau être plus fort que tout, Night et moi ne pourrons pas gérer une telle situation tous seuls. Il nous faudra de l'aide, et nous allons devoir apprendre à mettre notre fierté de côté. Mais nous le ferons, je le sais. Pour le bien de nos petits, et pour la survie de notre famille.


Codage par Bambi, parce que vous le valez bien ♫

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